
Une ancienne structure située à la verticale des galeries, et conservée à la mémoire des victimes.
Bonsoir à toutes & tous, alors me revoilà, parce que je voulais parler d’une catastrophe qui est restée dans la mémoire de l’Afrique du Sud. En effet c’est le 21 janvier 1960 que s’est produit La catastrophe minière de Coalbrook dans la mine de charbon du même nom, plus précisément dans l’État libre d’Orange. C’est ce jour là, qu’un premier effondrement mineur a lieu, puis une grande partie de la mine s’effondre à la suite de l’affaissement de 900 de ses piliers de soutènement.
Environ 1 000 mineurs se trouvent alors dans la mine et près de 435 meurent après avoir été piégés dans ses galeries, tandis que les autres parviennent à s’échapper.

Schéma de la mine représentant les différentes zones d’exploitation au cours des années et l’emplacement de la section no 10.
La principale cause de l’effondrement est l’agrandissement des galeries, en hauteur comme en largeur, dans le but d’augmenter la production. Cette politique d’accroissement s’engage dès l’entrée en service de la mine, en 1905, et les piliers de soutènement de la mine, ainsi que les parois de protection entre les galeries, voient peu à peu leur épaisseur réduite par le charbonnage intensif, ce qui diminue leur solidité et mène à leur rupture.
La catastrophe a un retentissement politique d’abord faible, puis plus important dans une société marquée par l’apartheid et reste gravée dans les mémoires comme le pire accident minier de l’histoire de l’Afrique du Sud. Cependant, elle permet aussi le développement de la recherche minière dans le pays, par la création d’institutions chargées spécifiquement de cet objectif, et l’établissement de normes de sécurité plus strictes.

Deux hommes se recueillent sur le site de la catastrophe, en 2016.
C’est vrai qu’en 1960, aucune méthode scientifique ne permettait de définir les dimensions minimales de sécurité pour les piliers de soutènement des galeries. Les facteurs contribuant à l’effondrement comprennent ainsi le processus de top coaling (littéralement « charbonnage haut »), qui augmente la hauteur des tunnels, et l’extraction dans les piliers et les parois, réduisant la taille des structures soutenant le toit du tunnel
Ce grave accident met en cause l’augmentation frénétique de la production, débutée à partir de la mise en service de la centrale électrique « Taiibos ». Au plus fort de sa production, juste avant l’accident, la mine produit ainsi jusqu’à 3 millions de tonnes de charbon par an, ce qui nécessite une accélération de l’exploitation sans forcément améliorer suffisamment les conditions de sécurité.
Espérons de tout cœur qu’un nouvel accident de ce genre n’aura jamais lieu pour que des mineurs puissent le soir rentrer chez eux en toute sérénité, contrairement aux 437 mineurs décédés ce jour là. Ce sera donc tout pour aujourd’hui chers(es) lectrices & lecteurs, je vous retrouverais demain, mais pour le moment je vous souhaite une agréable fin de journée ainsi qu’une douce soirée entourés(es) des vôtres.
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Paola