Financement record pour l’Afrique




Après avoir rencontré les ministres des finances du G20 et les gouverneurs des banques
centrales, Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale vient d’annoncer un financement record de près de 57 milliards de dollars (53 milliards d’euros) en faveur des pays d’Afrique subsaharienne au cours des trois prochaines années. Il s’est ensuite envolé pour une visite de trois jours au Rwanda et en Tanzanie, où il entend renouveler le soutien de son institution au continent.

Ce financement proviendra essentiellement du premier prêteur de la Banque mondiale, l’Association internationale de développement (IDA), qui débloquera 45 milliards de dollars : les deux tiers de ces ressources seront consacrées à l’Afrique subsaharienne, qui abrite la moitié des pays éligibles à ces aides. « Cela nous offre une occasion unique de modifier la trajectoire de développement des pays de la région », a souligné Jim Yong Kim.

« Cet engagement servira à accroître considérablement nos programmes en faveur de l’éducation, des services de santé essentiels, d’assainissement et d’adduction d’eau potable. Nous allons également pouvoir aider davantage les pays à augmenter leur productivité agricole, à améliorer le climat des affaires et les infrastructures, ainsi qu’à lancer des réformes institutionnelles. »

Cette aide financière sera complétée à hauteur de 4 milliards de dollars, par l’autre prêteur de la Banque mondiale, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), qui vise les pays à revenu intermédiaire et concentrera son aide sur la santé, l’éducation, le développement des infrastructures, l’eau et l’accès à l’énergie.

Le reste (8 milliards de dollars) proviendra de financements privés par le biais de la Société financière internationale (IFC). L’IFC, autre antenne de la Banque mondiale, soutiendra avant tout les investissements du secteur privé dans les infrastructures, les marchés financiers et l’agro-industrie. Elle intensifiera également son action auprès des Etats fragiles ou affectés par des conflits et augmentera ses investissements dans la lutte contre le changement climatique. La famine aussi

Toutes ces ressources devraient fournir des services de santé essentiels à 400 millions d’Africains, un meilleur accès à l’eau à 45 millions de personnes et augmenter de 5 gigawatts la capacité de production d’énergies renouvelables. L’IDA déploiera ce financement exceptionnel en s’appuyant sur les 448 projets actuellement mis en œuvre en Afrique. Cela comprendra notamment une enveloppe financière de 1,6 milliard de dollars pour lutter contre la famine qui frappe ou menace actuellement des pays d’Afrique subsaharienne et d’autres régions.

Cette déclaration intervient après que Jim Yong Kim a annoncé, le 8 mars, à Washington, la volonté « d’investir pour lutter contre les causes profondes et les facteurs de la fragilité actuelle ». Une référence à la famine et aux guerres qui sévissent dans plusieurs pays d’Afrique. (Source : Le Monde.fr)



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