Mr Macron au Mali





Voilà, première visite en Afrique, Mr Macron a attérri sur le sol Malien afin de visiter les soldats en poste basés à Gao  pour donner une nouvelle dimension à l’engagement de la France, présente sur place depuis quatre ans pour lutter contre les djihadistes. Moins d’une semaine après son entrée en fonction, le chef de l’État endosse son habit de Chef des armées et veut non seulement marquer sa « détermination » à poursuivre l’engagement au Sahel mais aussi l’inscrire dans une coopération renforcée avec l’Allemagne.

Il entend compléter l’action militaire par une stratégie d’aide au développement, comme le réclament d’ailleurs des organisations humanitaires. Il est accompagné par le ministre des Affaires Etrangères Jean-Yves Le Drian et Sylvie Goulard Ministre des Armées. Avec eux le directeur général de l’Agence française de développement (AFD) Rémy Rioux. Vingt-cinq journalistes sont du déplacement, alors qu’une quinzaine de sociétés de journalistes, des directeurs de rédaction et Reporters sans frontières ont protesté jeudi contre l’organisation de sa communication, notamment du choix des journalistes l’accompagnant au Mali. Comme quoi Mr Macron choisit bien ses accompagnateurs qui diront certainement ce qu’ont leur dit de dire !!!! 

À son arrivée, il est accueilli par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, avec qui il doit avoir un entretien sur la lutte contre le terrorisme, le dossier sahélien, le volet politique du dossier et la difficile mise en œuvre des accords de paix de 2015. Le Président Mr Macron compte s’adresser aux 1 600 soldats déployés sur la base de Gao dans le cadre de l’opération Barkhane, et normalement il se fera présenter les différentes composantes du dispositif, si L’Élysée a choisi Gao c’est qu’il s’agit de la plus importante base des forces françaises engagées à l’extérieur.

Bien plus que François Hollande, Mr Macron veut mettre l’accent, sur la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme, avec les autres pays européens, notamment l’Allemagne, premier contributeur de la Minusma, mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali. La France veut « une impulsion franco-allemande pour que l’Europe joue un rôle croissant dans les dossiers de sécurité et de défense, dont ceux de l’Afrique et du Sahel ». Une question déjà évoquée lundi avec Angela Merkel.

Approche humanitaire

Autre nouvel axe affiché : articuler davantage l’approche militaire avec les politiques de développement, comme le montre la présence du directeur général de l’AFD, a souligné l’entourage du président. C’est ce que demandent plusieurs organisations humanitaires, pour qui la seule approche militaire ne résoudra pas les violences secouant le Mali. La politique française en Afrique est trop « purement militaire », et doit « investir dans le secteur de la gouvernance », notamment dans « la lutte contre l’impunité » en « réorientant son aide publique vers la justice », plaide la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), qui dénonce au Mali « un niveau d’insécurité sans précédent ». Même diagnostic pour l’organisation humanitaire Human Rights Watch, qui appelle le président Macron à « exhorter le président du Mali à s’attaquer frontalement aux problèmes qui ont mené à des décennies d’instabilité, notamment une faible gouvernance, une corruption endémique et les abus commis par les forces de l’ordre ».

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, qui ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France. Des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes. Quelque 17 militaires français ont été tués au Mali depuis l’intervention Serval en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 l’opération Barkhane (4 000 hommes), étendue sur cinq pays du Sahel (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger et Tchad), selon un décompte de l’AFP. Au Mali, outre les 1 600 soldats français s’ajoutent les 12 000 soldats de la Minusma.

On verra alors si cette visite est accueillie positivement et si de bonnes choses peuvent en sortir pour le peuple malien… Personnellement j’ai toujours pensé que pour combattre le terrorisme celui-ci devait être combattu à la source par toute la coalition des pays du monde ! Et si tous arrivent à comprendre cela, alors tant mieux, car la paix du monde dépend de l’engagement de nos politiques et pas de celui du capitalisme ! Paola



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