Cameroun – La réunification





Le 1er octobre 1961, le Southern Cameroons devint indépendant et se réunifia immédiatement avec l’ex-Cameroun français. Ils forment alors la République Fédérale du Cameroun. John Ngu Foncha devient alors Premier Ministre du Cameroun occidental et Vice-président de la République Fédérale du Cameroun. 

C’est bien le 1er octobre 1961 que naît la République Fédérale du Cameroun, elle est la conclusion de la réunification du Cameroun français et du Southern Cameroons britannique. On rajoute alors deux étoiles sur le drapeau du Cameroun Français afin de symboliser la fédération. En 1962, le Franc CFA devint la monnaie officielle du pays (dans les deux zones). Une ordonnance gouvernementale est prise cette même année qui réglemente fortement les partis politiques.

Durant cette période, une forte répression est menée dans l’ouest du pays contre la guérilla de l’UPC. Cette répression fera plusieurs milliers de morts. D’après François-Xavier Verschave, quelques soldats français auraient participé à cette opération qui aurait été un véritable « génocide », bien que la plupart des livres d’histoire du Cameroun ne retiennent pas cette version en général. D’après les dirigeants de l’UPC, au début des années 1980, les troupes camerounaises auraient fait des « milliers » de morts. Mongo Beti, en 1982, parlera de milliers de disparus victimes du « Pinochet noir » (Ahidjo).

D’après l’ouvrage Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, ce sont des officiers français qui, au cours des années 1960, ont dirigé clandestinement les opérations de répression menée par l’armée camerounaise contre les derniers bastions de l’insurrection upéciste, essentiellement à l’Ouest du pays. Tortures, regroupement de force des populations, exécutions extrajudiciaires, guerre psychologique… : les méthodes employées sont celles de la France durant la guerre d’Algérie, qui sont peu à peu transmises par les militaires français à leurs homologues camerounais, notamment au sein de l’École militaire interarmes du Cameroun (EMIAC), dirigée au cous de cette période par des officiers français formés à la doctrine de la guerre révolutionnaire (DGR).

La répression du mouvement indépendantiste pousse les militants de l’UPC à rentrer dans la clandestinité. En , la France met en place une « zone de pacification du Cameroun » (ZOPAC) inspiré du dispositif de la bataille d’Alger ! Pour combattre les nationalistes, la France utilise des techniques déjà usitées dans ses conflits coloniaux en Algérie et en Indochine et les soldats chargés de la « pacification » ont d’ailleurs servi sous les ordres des colonels Marcel Bigeard et Roger Trinquier

La France pratique alors des assassinats ciblés contre les dirigeants de la rébellion ainsi que la torture. L’armée, appuyée par un puissant dispositif de renseignement, est particulièrement présente dans les régions de la Sanaga-Maritime et l’Ouest-Cameroun et pratique le déplacement forcé de villageois dans des camps de regroupement » militarisés. De vastes campagnes de propagandes sont également organisées. Au total, le conflit aurait fait entre 20 000 et 120 000 morts. Tout ça pour qu’aujourd’hui Biya laisse pourrir la situation de la crise anglophone et envoie des fantoches négocier…. Mais la diplomatie est tout un art et ces gens là ont la grâce d’éléphants dans un magasin de porcelaine….

Biya à la mémoire courte vraiment !!! Lors de son investiture le 6 novembre 1982, il a fait des promesses, et cela fait 34 ans, 10 mois et 27 jours que ses promesses ne sont pas tenues. Cela fair des années que “Sa Majesté” préfère de loin la Bavière ou la France pour gérer ses affaires, mais ses affaires ne sont pas les affaires du Cameroun ! Pourtant, l’année suivante, sur les timbres postes du Cameroun, c’est noté en toutes lettres l’anniversaire de la réunification….. A mon avis, Biya doit partir et j’espère que pour les prochaines élections qui arrivent à grands pas, la population va enfin prendre conscience que rien ne va dans le pays et encore moins ce conflit stupide et inutile qu’il a laissé s’enliser sans même bouger le petit doigt ! C’est aux urnes que l’on verra si le Cameroun est uni et indivisible comme ils le disent ! Paola 




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