Papouasie-Nouvelle-Guinée. Traditions & coutumes sexuelles





Chaque semaine nous irons faire un tour du monde pour voir un peu comment se comportaient d’autres êtres humains par rapport à leurs habitudes sexuelles ! Dans les années 1970, l’anthropologue américain Gilbert Herdt a séjourné longuement chez les Sambias vivant d’agriculture et de chasse, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il raconte que l’initiation des jeunes garçons débute entre six et dix ans quand ils sont séparés de leur mère pour vivre ensemble dans une maison commune.

Alors comment transformer un jeune garçon tétant le sein de sa mère en homme accompli ? Et bien en lui inculquant la peur des femmes et en lui faisant boire du « lait masculin », autrement dit du sperme au cours d’une très longue initiation à connotation homosexuelle. Cette séparation est marquée par une cérémonie de sept jours au cours de laquelle tous les jeunes garçons concernés doivent affronter 18 rituels, certains relevant carrément du supplice.

Les hommes de la tribu les entraînent très loin du village pour rejoindre le terrain d’initiation. Pour commencer, chaque garçon est mené près d’un cours d’eau où un guerrier lui fiche un bâton pointu dans les narines pour le faire saigner abondamment. Pendant ce temps, les autres adultes entonnent des chants guerriers. Si un môme effrayé tente de s’échapper, il est traité avec encore plus de cruauté, car pour eux, saigner c’est se purifier !!! 

Il est maintenant temps de passer à la cérémonie dite le « manger du pénis ». Selon les Sambias, la seule façon pour un garçon de perdre sa part de féminité et de devenir viril, c’est de boire du sperme. Le donneur est un « bachelier », c’est-à-dire un jeune guerrier qui est sur le point d’achever sa propre initiation. Souvent, c’est un oncle du jeune garçon. La fellation s’effectue dans les fourrés et peut se reproduire à plusieurs reprises durant la cérémonie.

Quelques mois plus tard, cette cérémonie se répète, mais avec la nécessité de boire le plus de sperme possible, toujours histoire de devenir le plus valeureux des guerriers. Lors de la puberté des apprentis guerriers, une troisième cérémonie fait d’eux des bacheliers. De buveurs de spermes, ils deviennent des donateurs. Ils sont sévèrement battus et fouettés pour s’endurcir. Le sang doit pisser à flots, du nez, en signe de purification de toute contamination féminine. Enfin, les bacheliers doivent capturer une femme ennemie, et tuer un guerrier étranger après lui avoir fait avaler sa propre semence.

Une fois cette étape franchie, le jeune guerrier a le droit d’épouser une jeune fille, mais celle-ci doit être tout juste pubère. Et pas question de lui faire l’amour aussitôt. Durant les premières années du mariage, le seul acte sexuel permis est la fellation avec la croyance que la semence favorisera la production de lait de l’épouse après ses futurs accouchements. Quand, enfin, le jeune homme a l’autorisation d’introduire son sexe à l’endroit que la nature a prévu, il devra néanmoins se garder absolument de sentir l’odeur génitale de son épouse.

Ce qui l’oblige à n’introduire que l’extrémité de son pénis dans le vagin de celle-ci, sous peine de tomber malade. De même, doit-il boucher son nez avec des feuilles de menthe. Alors, ne parlons pas d’amours anales… Avant de faire l’amour, le guerrier ne doit pas oublier de demander une fellation à sa femme toujours pour que son sperme se transforme en lait maternel. Très important, enfin, à chaque menstruation de sa partenaire, le mari doit se faire saigner du nez pour ne pas être pollué par le sang menstruel.

Le jeune Sambia devient un guerrier à part entière quand il devient père pour la première fois. Le problème, c’est qu’il ne doit plus fréquenter son épouse jusqu’au sevrage de l’enfant, vers trois-quatre ans. Entre 20 % et 30 % des tribus de Papouasie-Nouvelle-Guinée pratiquaient autrefois cette initiation des jeunes guerriers avec le sperme. Par fellation et même par sodomie. L’aimable donateur est parfois appelé le « père-anus ». Certaines tribus pensent même qu’un jeune garçon ne peut émettre sa première semence qu’après avoir été inséminé oralement ou analement.

Dans toutes ces tribus, dès son plus jeune âge, les garçons sont élevés dans la peur des femmes. Certains ethnologues pensent qu’il faut y voir un lien avec le fait que les époux sont en général bien plus vieux que leurs conjointes. Craignant que celles-ci les trompent avec des jeunes gens vigoureux pour assouvir leurs besoins sexuels, ils auraient donc mis en place cette stratégie de la peur. Aujourd’hui, sous l’influence des missionnaires, cette belle tradition du sperme virilisant a quasiment disparu. Elle ne se maintient plus que parmi de rares populations isolées. Voilà mes amis(es), autres temps, autres moeurs, mais franchement qu’on ne vienne pas me dire que l’homosexualité n’existait pas  ! Paola



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