Cameroun – Les étoiles du drapeau





A la base le drapeau du Cameroun représentait la République fédérale du Cameroun (1961-1972), puis République unie du Cameroun (1972-1975).   il avait deux étoiles dans le coin à gauche. Les trois couleurs du drapeau sont les couleurs panafricaines. Le vert représente la forêt équatoriale du sud du Cameroun. La bande rouge du milieu symbolise le sang du peuple versé pendant la guerre de décolonisation (guerre du maquis). Le jaune représente le soleil et la savane présents dans le nord du pays. L’étoile en OR représente l’unification en un Etat indivisible et unique.

Alors on se demande pourquoi tant de déchirement entre les anglophones et les francophones…. Ne sont-ils donc pas tous camerounais ? Et il faut reconnaître que le côté anglophone a su évoluer avec son temps ! Il faut quand même savoir que c’est surtout l’Angleterre qui a organisé la lutte contre la traite des esclaves sur le Golfe de Guinée et en particulier sur la côte du Cameroun.
En 1827, les anglais s’installent à Fernando-Poo où ils fondent une colonie sous la conduite du Capitaine Owens. Pour lutter efficacement contre la traite, ils vont imposer sa suppression aux chefs de la côte du Cameroun en signant avec eux des traités à savoir : 

  • le traité du 10 Juin 1840

Roi Bell – 1881

Ce traité stipule que les rois Akwa et Bell acceptent ne plus consentir ou permettre à leur peuple de faire la traite des esclaves  et même s’ils voient un bateau négrier arriver dans le fleuve, ils en informeront un des croiseurs du gouvernement anglais se trouvant dans le voisinage à condition que ce gouvernement leur donne annuellement le « dash » ! Le dash était constitué de 60 fusils, 100 pièces de toile, 2 barils de poudre, 2 tonneaux de rhum, 1 uniforme écarlate avec épaulette, 1 sabre. Ce traité fut signé par king Akwa, king Bell et les témoins anglais.

  • le traité du 7 Mai 1841

Ce second traité est signé dans le même but entre William Simpson  Blount qui commandait le vaisseau anglais « Pluto » et le roi Bell de Bell’s Town ; malgré ces deux traités, la traite des esclaves continue clandestinement.

  • Le traité du 29 Avril 1852

Ce traité reste le plus important de tous puisqu’il aborde plusieurs questions à la fois : abolition de la traite, interdiction des sacrifices humains, liberté religieuse, protection des missionnaires, création d’un cimetière chrétien ; Ce traité est signé entre le consul anglais John Beecroft représentant du gouvernement britannique. Peu à peu, la traite des esclaves cesse mais non l’esclavage ; en effet, l’esclavage existait avant la traite des esclaves puisqu’on distinguait les hommes libres, les serviteurs au service des hommes libres, les esclaves qui n’avaient aucun droit ; malheureusement, la femme avait une condition inférieure, on la considérait comme un objet d’échange, une source ou un signe de richesse ; c’est sous la colonisation allemande et française, que des mesures ont été prises pour supprimer l’esclavage de l’homme et améliorer la condition de la femme.

Dans cette période, les anglais ont beaucoup œuvré sur les côtes camerounaises. En 1849, le consul John Beecroft règle un problème entre les populations et les commerçants anglais. En 1850, il préside une importante conférence qui aboutit au traité du 17 Décembre 1850 ; ce traité est une véritable charte qui organise le commerce, le trafic du port, le péage, la police de la ville. Il achèvera son œuvre avec le traité de 1852.

On peut ainsi résumer l’œuvre anglaise sur la côte camerounaise :

  • Akwa

    abolition de la traite des esclaves par les traités et la lutte contre les bateaux négriers;

  • abolition des coutumes barbares, notamment l’exécution des prisonniers de guerre;
  • développement du commerce;
  • intervention anglaise dans la politique locale ;
    c’est le consul John Beecroft qui préside l’élection du nouveau chef d’Akwa en 1852 ; le 14 Janvier1856, est crée la cour d’équité de Douala qui est un tribunal de commerce réglementant tous les cas possibles de conflits entre les navires anglais et la population de Douala.
  • l’œuvre grandiose des missionnaires.

Alors franchement je vois pas ce que les francophones reprochent aux anglophones qui ont su à l’époque faire évoluer le Cameroun, mais il est évident que les francophones ne sont pas au courant de tout ça…. Pourtant perso j’ai trouvé toutes ces infos sur le site Camfaith.org, rubrique Histoire du Cameroun !! Quand on veut des infos le net ça sert à ça aussi….

Et puis ” UNI & INDIVISIBLE ” ça vous parle ? Paola




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