Monde – Lundi se termine







Et voilà chers amis(es) du net, lundi se termine et ce soir je vais vous laisser avec un texte tout en douceur de notre ami et auteur HAMADOU DIARRA…

Ses textes tout en douceur nous font nous asseoir sous le grand baobab pour écouter le griot, je vous laisse donc avec lui pour écouter les récits des anciens… Très bonne soirée à toutes & tous, prenez soin des vôtres car on ne sait jamais de quoi demain sera fait… Très bonne lecture. Gros bisous du cœur ! Paola

“ON NE FAIT QUE SUIVRE LES TRACES”

Les fleurs sur les arbres, les herbes couvrant le sol
Même quand changeait le paysage
Restaient les mêmes les petits coins de vols
Car par cœur ils connaissaient ce petit village.

Les nuits, quand la fatigue se mêlait à la fraîcheur
De l’eau stagné, surtout quand il pleuvait
Vite,les ruelles se vidaient et à 21heure 
Juste après le dîner,dans sa case chacun s’enfermait.

Mais la nuit toujours aux noctambules, 
Sous les greniers ou les cuisines,fouillant dans le noir, 
Les enfants volaient des œufs, chevauchaient les mules 
Sans que personne n’aille à les voir.

Alors des canards, des pintades disparues ou des chiens blessés. 
La mère Kadja qui n’avait que sa seule chatte
Qui pouvait imaginer que ces choses les auraient intéressé 
Les chaises du vieux Sidy avec sa vieille natte

Et les matins, après le constat des dégâts, 
Partout c’était les plaintes et les grondages. 
Souvent auprès des mamans qui transmettaient aux papas
Parfois tout ça provoquait un conseil chez le chef du village.

Mais les premiers à s’être réveillés,ils étaient déjà très loin. 
Lances pierre aux coudes, petits sacs remplis de cailloux, 
Dans la forêt promenant les bovins 
En causant d’autres dégâts encore plus fous

Sans eau ni nourriture pour la providence
Souffraient les champs de maïs non loin de la cueillette
Les champs d’arachides laissés sans surveillance
Et le ventre plein,le reste était emmené aux fillettes.

À la maison, quand les vieux finissent de dire tout ce qu’ils veulent. 
Encore la nuit, ils se retrouvent sur une terrasse 
Sans télé ni radio, loin des stylos et des feuilles 
En disant tout simplement : “On ne fait que suivre les traces”

(Hamadou Diarra – Tous droits réservés)






Ce contenu a été publié dans Les écrits d'Hamadou, Les Mots de Paula. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire