Gabon – Modification de la constitution





La cour constitutionnelle du Gabon a modifié la constitution mercredi 14 novembre 2018 pour pallier à l’absence du président Ali Bongo hospitalisé depuis trois semaines à Ryad. Cette décision dénoncée jeudi par l’opposition et la société civile qui parlent d’un coup d’état ! C’est en pleine nuit que la Cour constitutionnelle a convoqué la presse. A sa tête, la présidente de la Cour, Marie-Madeleine MBorantsuo, une proche de la famille présidentielle, notamment d’Omar Bongo dont elle a eu deux enfants. Devant les caméras, les juges sont en tenue civile. Traits tirés, visages fermés. Ils viennent de modifier la Constitution gabonaise, pour ajouter un alinéa à l’article 13 qui, selon eux, comportait “une lacune”.

La décision de la Cour vise à pallier l’absence d’Ali Bongo, hospitalisé depuis trois semaines en Arabie saoudite. Il se trouve, selon la formule de la présidence, “dans une phase de recouvrement de la plénitude de ses facultés physiques”, à la suite d’un “malaise”, de “vertiges” et d’un “saignement”. Aucune précision n’a été donnée sur le mal dont souffre Ali Bongo, 59 ans. Pourtant nous sur le site nous savons de source sure qu’Ali Bongo a été victime d’un AVC, accident vasculaire cérébral et qu’il avait été plongé par les médecins dans un coma artificiel afin de ne pas fatiguer son cerveau, mais que ses jours n’étaient plus en danger !

D’après Africa24.infos, ce serait par un braquage constitutionnel, que Pierre Claver Menganga Moussavou se serait emparé du fauteuil présidentiel alors qu’on attendait logiquement que la présidente du Sénat assure l’intérim. Habituée à faire des entorses à la loi fondamentale, la Cour Constitutionnelle a  fabriqué un nouvel alinéa à l’article 13 pour permettre au vice-président qui n’a pas qualité, d’assurer la vacance du pouvoir et de présider le Conseil des ministres qui s’est tenu vendredi. Assigné en résidence surveillée, Jean Ping et la coalition de l’opposition pour la Nouvelle République, dénoncent ” un coup d’État constitutionnel. ” Pour modifier la Constitution, il faut un référendum ou que le Parlement se réunisse en congrès. La Constitution ne convient pas, alors ils la changent à leur guise. C’est un coup d’État”, hurle Jean- Gaspard Ntoutoume Ayi de l’Union Nationale.

Profitant de l’absence du chef d’état c’est l’actuel directeur de cabinet présidentiel, Brice Laccruche Alihanga, bras armé de la Première dame Sylvia Bongo  qui  gère les affaires politiques et financières  avec le premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet. Comme en août 2009, suite à la mort de son amant le président Omar Bongo, Marie-Madeleine Mborantsuo, la présidente de la Cour constitutionnelle , vient encore de tourner l’article 13 de la constitution dans sa sauce de magouilles politicardes illégales pour  confier des prérogatives exceptionnelles de président par intérim au vice-président. L’armée est prête à écraser le peuple qui est appelé à manifester contre ce coup d’État constitutionnel en mondovision.

Après les mouvements de l’armée pour quadriller Port-Gentil, ce sont les éléments de l’armée française qui ont débarqué discrètement à Libreville, alors qu’il y a déjà près de 900 soldats français permanents au Gabon Malgré une indépendance illusoire octroyée en 1960, la France a déployé ses soldats sur le territoire gabonais conformément aux accords de défense d’août 1960 et de 2011. Nous souhaitons beaucoup de courage à nos amis(es) gabonais ! Paola





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