Afrique – Ces présidents qui ont échappé à un coup d’état


ALI BONGO – Malade suite à un AVC, en convalescence au Maroc, Ali Bongo, absent du Palais du bord de mer depuis deux mois, a peut-être prêté le flanc à la possibilité d’un coup d’Etat réussi. Mais le président est bien en place après le coup d’Etat le plus court du monde, avorté par l’intervention des forces de sécurité, son pouvoir n’a pas vacillé, ou à peine. Avant lui, d’autres présidents encore en exercice sont passés à côté du renversement. 

OBIAND NGUEMA – C’était une partie de chasse à l’avantage d’un animal à l’affut ! Pendant deux jours, ce fut un black-out informationnel. Les autorités équato-guinéennes font savoir  le 29 décembre 2018 que les deux jours précédents ont fait tressaillir tout ce que la pétro-république d’Afrique centrale compte de politiques.

IDRISS DEBY – Il est arrivé au pouvoir en 1990 à la tête de troupes rebelles. Ceux qui nourrissaient l’ambition de le renverser lui ont emprunté sa technique. Le 1er mai 2013, Idriss Deby, alors en déplacement dans le nord du pays, échappe à une tentative de coup d’Etat. Celui est vite déjoué par les services de sécurité qui étaient sur la trace des insurgés depuis décembre 2012.

SALVA KIIR – Tout dans l’annonce de la tentative déjouée de coup d’Etat a été théâtralisé pour rendre compte de la gravité de l’heure. Ce lundi 16 décembre 2013 vers 07 H du matin, à peine les armes se sont que le président Salva Kiir, apparaît en commandant de troupes dans sa tenue militaire de camouflage. Les yeux rougeoyants de fatigue, il annonce avoir déjoué un coup d’Etat directement imputé à des forces fidèles à son rival et premier ministre révoqué en juillet, Riek Machar.

MAHAMADOU ISSOUFOU – Dans la fraîcheur des nuits de décembre 2015, à moins de deux mois d’une présidentielle prévue en février, la barque du pouvoir a tangué à nouveau comme en 2011. Ce 17 décembre 2015 à la veille des festivités du 57ème anniversaire de l’indépendance, le président Mahamadou Issoufou est le visage qui apporte, dans une allocution télévisée, la nouvelle d’une tentative déjouée de coup d’Etat.

AZALI ASSOUMANI – Pour parer la multiplication des coups d’Etat qui jalonne son histoire depuis les années 70, l’Archipel des Comores avait une recette anti-instabilité. Le pays avait instauré une présidence tournante entre les trois îles tous les 5 ans, sans possibilité de faire plus de deux mandats. Une règle balayée en juillet 2018 par une révision constitutionnelle contestée du président Azali Assoumani, revenu au pouvoir depuis 2016 après une présidence entre 1999 et 2002.

Voilà des hommes qui ont su déjoués les pièges tendus par des “concurrents” tout autant assoiffés de pouvoir, dans un prochain article, je parlerais des présidents qui ont été assassinés. Paola 


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