Afrique – Fin du Fcfa, vérité ou utopie ?

Bonjour à toutes & tous, pour débuter cette journée nous allons parler du Fcfa, sujet qui tient au coeur de beaucoup d’africains.
En effet la fin du Franc CFA vient d’être validée par l’adoption d’un projet de loi qui a été soumis à l’Assemblée nationale et au Sénat français qui entérine cette monnaie commune par le Conseil des Ministres français, le 20 mai 2020.
La France a entériné officiellement, mercredi 20 mai, la fin du franc CFA, qui devrait dorénavant s’appeler l’éco, sans toutefois renoncer à son engagement financier en Afrique, à un moment où le continent est frappé par la crise du coronavirus.

Jean-Yves Le Drian a déclaré lors d’une audition mercredi devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale, je cite : ” Le rôle de la France évolue pour devenir celui d’un strict garant financier de la zone, les engagements sont tenus et nous sommes au rendez-vous “.
Quand à Sibeth Ndiaye, porte parole du gouvernements, après l’approbation par le conseil des ministres d’un projet de loi qui donne le feu vert à la transformation du Fcfa, affirme :
” Cette fin symbolique devait s’inscrire dans un renouvellement de la relation entre la France et l’Afrique et écrire une nouvelle page de notre histoire “.

Jean(Yves Le Drian

Pour Alassane Ouattara en présence du Président Emmanuel Macron qui avait lancé cette réforme du Fcfa, a fait cette déclaration :
Il s’agit de la mise en œuvre concrète de l’accord du 21 décembre dernier “.
Le projet de loi apporte ainsi la ratification en droit français de la transformation de cette monnaie, souvent dénoncée comme ” colonialiste ” dont Emmanuel Macron avait reconnu qu’elle était perçue comme l’un des vestiges de la Françafrique.
Concrètement, les huit pays d’Afrique de l’Ouest devront désormais décider si cette nouvelle monnaie s’appelle ” éco “, comme c’était prévu initialement.

Les points positifs pour l’Afrique : Grâce à cet accord, la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ne devra plus déposer la moitié de ses réserves de change auprès du Trésor français, obligation qui était perçue comme une dépendance humiliante.
Autre différence importante : Paris se retire des instances de gouvernance dans lesquelles elle était présente.
Jusqu’à présent, le ministre des finances et le gouverneur de la Banque de France participaient aux deux réunions annuelles, dont l’une se déroulait à Paris, ce ne sera plus le cas.
En revanche, la France continuera de jouer son rôle de garant pour cette monnaie qui maintiendra également une parité fixe avec l’euro (1 euro = 655,96 francs CFA). Ce point est appelé à évoluer lorsque la monnaie commune ” l’éco “verra le jour.
Ce changement se produit à un moment où la France plaide à l’échelon international pour un soutien aux pays africains, qui subissent de plein fouet la crise économique provoquée par le coronavirus.En plus de la chute des prix du pétrole et de ceux des matières premières, l’Afrique est aussi confrontée à la défiance des investisseurs qui se replient sur des marchés plus sûrs.

Lors d’une audition à l’Assemblée Nationale, Bruno Le Maire, ministre des finances, précise que ” L’Afrique reste l’une de nos préoccupations constantes ” en affirmant qu’il prévoyait de soutenir les pays du continent ” à travers le Fonds monétaire international “.
Paris a également été très actif au sein du G20 depuis le début de la crise sanitaire et a obtenu il y a un mois un moratoire sur le paiement du service de la dette cette année pour les 77 pays les plus pauvres.
Le Mali a été le premier pays africain à bénéficier de cette mesure mardi auprès des créanciers du Club de Paris. D’autres pays devraient suivre comme l’Ethiopie, la RDC, le Congo-Brazzaville, le Cameroun et la Mauritanie.
Il reste à savoir si le nouvel ” éco ” s’étendra par la suite à l’ensemble des quinze pays membres de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sachant que ces pays s’étaient mis d’accord pour avoir la même monnaie.

Cette réforme a été négociée le second semestre 2019 entre la France et les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) : Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo. Par contre le Fcfa ne disparaîtra pas complètement car les 6 pays d’Afrique centrale qui forment une zone monétaire distincte vont continuer à l’utiliser, il s’agit du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale et du Tchad.
A mon sens cela risque de cafouiller pendant un certain temps et rendre difficile un système économique, mais une fois en place, les africains seront-ils vraiment gagnants ? Là est la question ! Il faudrait une véritable analyse sur le fond, mais comme en France les choses sont toujours faites in extremis, on sait jamais où est le vrai du faux ! Sans doute le gouvernement de Macron y voit un intérêt, faut pas oublier qu’à la base il est banquier et en France on est bien placé pour savoir que ce qu’il donne d’une main, il reprend de l’autre ! Paola

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