Cote d’Ivoire – Violences dans le pays

Nous allons terminer cette journée avec des nouvelles de la Côte d’Ivoire publiées par le journal Le Monde :
En effet l’investiture d’Alassane Ouattara pour briguer un troisième mandat suscite des violences dans le pays ! Le président candidat a mené une démonstration de force à Abidjan, samedi, vantant son bilan et accusant l’opposition de fomenter les violences qui émaillent le pays.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, à Abidjan, le 22 août.
Le président ivoirien Alassane Ouattara, à Abidjan, le 22 août. LUC GNAGO / REUTERS

La chaleur était écrasante dans le stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan. Outre les effets du soleil d’août, le lieu était surchauffé aussi par des dizaines de milliers de militants du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) – parti au pouvoir – venus assister à l’investiture de leur candidat, le chef de l’Etat Alassane Ouattara (« ADO »), pour la présidentielle d’octobre.
Profitant de ce qui avait été pensé comme une démonstration de force, le chef de l’Etat, qui s’est au passage félicité du bilan de ses deux premiers mandats, a surtout tenté de répondre aux nombreuses interrogations suscitées par sa candidature. Depuis cette annonce le 6 août, le pays a enregistré des violences et des tensions.
Comme pour reposer le contexte, le président a commencé son discours par une minute de silence en l’honneur de celui qu’il appelle encore aujourd’hui son « fils », l’ancien premier ministre Amadou Gon Coulibaly, décédé brutalement d’un infarctus le 8 juillet. Homme de confiance d’Alassane Ouattara durant près de trente ans, M. Coulibaly était son successeur désigné, celui qui devait prendre la relève.

Feu Amadou Coulibaly

Candidature sacrifice

Aux nombreux militants qui affichaient sur leur tenue les initiales « AGC » de l’ancien premier ministre, le président a expliqué que c’est en raison de ce funeste événement, qualifié de « cas de force majeure » qu’il a dû revenir sur sa promesse du 5 mars de renoncer à la présidentielle. Cette décision avait été alors unanimement saluée par la classe politique ivoirienne.
Estimant par ailleurs « qu’il était difficile dans ce calendrier très serré de quatre semaines d’organiser des primaires pour désigner un candidat de substitution qui fasse l’unanimité au sein du parti », Alassane Ouattara a qualifié sa décision de briguer un troisième mandat, de « sacrifice ».
Mais l’unanimité dont il dit bénéficier au sein de son parti est loin de se vérifier au niveau national. A rebours de l’image d’un président « moderne » qu’il voulait laisser, sa candidature, jugée inconstitutionnelle par l’opposition et de nombreux observateurs, cristallise en effet les tensions.

Samedi après-midi, la gare routière, un collège et quelques magasins ont été vandalisés à Divo et des heurts ont eu lieu à Bonoua (Sud-Est), le fief de l’ex-première dame Simone Gbagbo, et à Gagnoa, ville natale de son époux Laurent Gbagbo.
Quelques jours après son annonce, le 6 août, des violences avaient éclaté à Abidjan et dans plusieurs localités : Daoukro, Gagnoa, Bonoua et Ferkessédougou, les bastions de ses principaux opposants. Ces manifestations, parfois très violentes, ont occasionné, selon les autorités, au moins six décès, 173 blessés, environ 1 500 déplacés, de nombreux dégâts matériels et l’interpellation de 69 personnes. Pour Alassane Ouattara, qui n’a pas évoqué les victimes samedi, ces violences seraient causées par l’opposition à qui il a suggéré d’avoir « pitié de nos enfants » et « d’arrêter de les utiliser pour vos motifs politiques et personnels ».
(Source Le Monde – Par Youenne Gourlay & Yassin Ciyow – Publié avant hier à 21h08, mis à jour à 17h25)

Personnellement je n’arrive pas à comprendre pourquoi les gens de différents partis politiques se tapent dessus comme ça, ne pourraient-ils pas pour le bien du pays favoriser le dialogue ?
On peut aimer tel ou tel candidat, mais c’est pas pour ça qu’il faut en venir aux mains, chacun à son opinion qui lui est propre et se doit de respecter celle de l’autre.
Parce que la violence engendre la violence, un pays, un avenir ne se construit pas de cette façon à mon sens ! Il faut en premier lieu se poser les bonnes questions et la toute première est :
” Qu’a fait le président pour nous, pour la communauté ” ?
Peser les pour (bonnes actions), peser les contres(mauvaise gestion) et si la réponse est qu’il y a plus de contre que de pour, alors il est temps d’en changer de président c’est tout !
Lorsque des hommes s’accrochent à leurs pouvoirs, leurs privilèges, cela ne peut rien amener de bon dans un pays !!
Je vous souhaite à toutes et tous une très bonne soirée entourés(es) des personnes que vous aimez !
Paola

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