Ethiopie – Offensive de l’armée contre les rebelles

Le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed le 4 octobre dernier à l'ONU.
Le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed le 4 octobre dernier à l’ONU. TIKSA NEGERI / REUTERS

Nous allons terminé cette journée avec le partage d’une information du journal “Le Figaro”. Les forces gouvernementales éthiopiennes et des milices régionales alliées ont engagé une offensive aérienne et terrestre contre les rebelles tigréens dans la région d’Amhara, voisine de la région en guerre du Tigré dans le nord du pays, ont indiqué vendredi à l’AFP des sources humanitaires et tigréennes.

Les opérations militaires se déroulent dans diverses zones de la région depuis jeudi, ont indiqué des sources humanitaires sous couvert d’anonymat, dans un contexte de craintes croissantes récemment d’une possible reprise des combats au Tigré. Il s’agit d’une «offensive massive», a indiqué Getachew Reda, le porte-parole des rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), en conflit depuis onze mois avec les forces Gouvernementales.

L’offensive inclut des «bombardements d’artillerie et aériens, notamment par drones», a ajouté Getachew Reda en dénonçant une «concentration de dizaines de milliers de troupes» en Amhara, notamment dans les zones de Gondar et Wollo. «Nous sommes prêts à faire face à cette offensive sur tous les fronts, nous tiendrons nos positions jusqu’à la levée du siège», a-t-il ajouté. Des responsables de la région d’Amhara, des sources fédérales et militaires n’ont pas répondu aux demandes de commentaire sur ces offensives, qui n’ont pu être vérifiées de manière indépendante par l’AFP.

Nouvelle région

Lundi, le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a été investi pour un nouveau mandat de cinq ans, et si la guerre au Tigré suscite de sévères critiques, notamment de Washington, un allié d’Addis Abeba, le premier ministre a promis de ne pas plier malgré la pression internationale. «Aucune amitié ne devrait se faire au prix du sacrifice de l’honneur de l’Éthiopie», a-t-il déclaré.

Le Tigré est en proie aux combats depuis novembre, quand Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, y a envoyé l’armée éthiopienne pour renverser les autorités régionales issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), parti longtemps au pouvoir à Addis Abeba, qu’il accuse d’avoir orchestré des attaques contre des camps militaires fédéraux. Le conflit s’est enlisé durant plusieurs mois, avant que les combattants pro-TPLF reprennent de manière inattendue le contrôle de la région fin juin et que les troupes gouvernementales s’en retirent largement.

Depuis, les combats ont gagné les régions voisines de l’Afar et de l’Amhara. Et le Tigré est soumis à ce que l’ONU qualifie de «blocus humanitaire de facto», alimentant les craintes d’une famine de grande ampleur à l’image de ce qu’avait vécu l’Éthiopie dans les années 1980. Des spéculations ont récemment émergé sur une possible offensive gouvernementale avec la fin de la saison des pluies et une mobilisation massive dans tout le pays, notamment dans la région de l’Amhara. Jeudi, le porte-parole de cette région indiquait sur Twitter : «Attendu qu’une opération pour libérer notre peuple en difficulté à cause des terroristes du TPLF peut être menée à n’importe quel moment, sur tous les fronts, nous devons être vigilants 24 heures sur 24».

Parallèlement, les habitants de six zones administratives de la région des Nations, Nationalités et Peuples du Sud (SNNP, sud) ont approuvé massivement, lors d’un référendum en septembre, leur séparation de celle-ci et leur regroupement au sein d’une nouvelle région «du Sud-Ouest», selon les résultats annoncés samedi par la radiotélévision Fana BC, affiliée à l’État.

«Fédéralisme ethnique»

La Chambre haute du Parlement doit désormais entériner la création de cette onzième région du pays, lequel est gouverné selon un système de «fédéralisme ethnique» au sein duquel les régions, découpées sur des bases ethniques, sont dotées d’une large autonomie.

Les réformes lancées à son arrivée au pouvoir en 2018 par Abiy Ahmed, nommé premier ministre au terme de grandes vagues de manifestations contre le pouvoir fédéral, ont ravivé les tensions régionales et notamment les ambitions autonomistes en SNNP, mosaïque d’ethnies. La Constitution éthiopienne permet à tout groupe ethnique de réclamer un référendum pour former une nouvelle région, mais le gouvernement fédéral a longtemps refréné toute velléité, parfois violemment. ( Source : Le Figaro)

TOPSHOT – Members of the Amhara Special Forces seat on the top of a truck in the city of Alamata, Ethiopia, on December 11, 2020. (Photo by EDUARDO SOTERAS / AFP)

Voila on se demande vraiment si l’armée arrivera à bout de la rebellion, mais d’un autre côté, la rébellion est bien venue pour une ou plusieurs raisons. Seule l’avenir nous dira la suite. Chers(es) lectrices & lecteurs ce sera tout pour aujourd’hui, nous nous retrouvons demain, en attendant je vous souhaite à vous et aux vôtres une agréable fin de journée ainsi qu’une douce soirée. Les images posées sur cet article ne sont pas ma propriété ni celles du site. Paola

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Mon pseudo "Kaki Sainte Anne" Ecrivaine, mais je suis Béatrice Vasseur et je signe tous mes articles ici sous le nom de "Paola"
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