L’EXCISION




Carte où sont pratiqués les excisions

Carte où sont pratiqués les excisions

Aujourd’hui je vais vous parler d’un sujet qui me tient à coeur, celle de l’excision. En effet l’excision malgré certains pays africains qui en ont bannie la pratique en la rendant illégale, celle-ci est toujours d’actualité.

C’est de 100 à 140 millions de femmes qui ont été excisé et la plupart d’entres elles sont de confession musulmane. Alors pour perpétrer les traditions (à la con) les femmes subissent cette abomination, et chaque jour des milliers de petites filles se font exciser contre leur volonté. Mais il faut savoir que rien dans le Coran ne justifie cette pratique, de plus il faut aussi comprendre que les excisions ont été à l’époque voulu par les hommes pour se garantir la fidélité de leurs femmes pendant leur longue période d’absence soit pour aller à la chasse ou à la guerre.

De plus les traditions étant tellement ancrées, il était de coutume d’exciser les filles lors de cérémonie ou l’enfant passait à l’âge adulte ! Même Mr Thomas Sankara, africa-sankara1menait le combat contre l’excision qui pour lui était une horreur sans nom à l’égard de femmes.

Cette semaine malgré l’interdiction en Guinée une petite fille est morte des suites de son excision qui est je le rappelle est pratiquée dans des conditions d’hygiène déplorables qui peuvent amener septicémie ou tout autre infection qui entraîne obligatoirement la mort !

Il faut que cela s’arrête et que les gouvernorats africains fassent appliquer les sanctions qui vont avec la loi. La plupart des femmes excisées sont touchées dans leurs chairs, dans leurs âmes, elles ne se reconnaissent plus en tant qu’êtres humains à parts entières et je me demande bien de quel droit les hommes se permettent de changer ce que Dieu a créé.

Se prennent-ils pour Dieu le père pour décider de vie ou de mort de ces femmes et puis ils ont sans doute oublier une chose, c’est qu’à notre époque, les épouses ne trouvant aucun plaisir avec leurs maris, vont souvent voir ailleurs si l’herbe est plus verte, mais encore là c’est peine perdue, puisqu’une femme excisée ne trouvera jamais le plaisir, la plupart d’entres elles simulent l’orgasme, certaines pleurent tellement leurs rapports sexuels sont douloureux et leurs abrutis de partenaires pensent que c’est le plaisir ! Franchement faut être con pour penser cela.

Heureusement aujourd’hui des hommes rejoignent le combat pour se battre contre l’excision, alors je dis “chapeau Messieurs de prendre vos responsabilités, mais sachez que vous portez sur vous le poids des erreurs de vos ancêtres”. Je vous joint la liste de certains pays dont l’excision est interdite avec les sanctions qu’encours les contrevenants.

Au Bénin cette pratique est interdite et est sanctionnée. Cette loi prévoit en effet amendes, emprisonnement et travaux forcés.

Au Bukina Faso une loi interdisant les mutilations génitales féminines (MGF) a été promulguée en 1996, les exciseuses sont passibles de prison

Au Cameroun ce n’est qu’en 1987 que le Comité interafricain de lutte contre les pratiques traditionnelles affectant la santé de la femme et des enfants (CI-AF) passe par des compromis en tentant de donner du travail aux anciennes exciseuses

EnCôte d’Ivoire une loi a été promulguée le 18 décembre 1998 interdisant la pratique de l’excision, punie d’une peine d’emprisonnement de un à cinq ans, et d’une forte amende (de 360 000 à deux millions de fcfa. La peine est portée de cinq à vingt ans d’emprisonnement si la victime meurt des suites de son opération. Par ailleurs, si la procédure est effectuée par un médecin, il risque jusqu’à cinq ans d’interdiction de pratique professionnelle.

À Djibouti les MGF ont été interdites par la révision du Code pénal du pays, entrée en vigueur en avril 1995 L’article 333 du Code pénal et une peine d’emprisonnement de cinq ans et une amende de un million de francs de Djibouti.

En Egypte une loi elle aussi a été promulgué en décembre 1997, dans lequel il est stipulé que les contrevenants s’exposent à des sanctions criminelles et administratives. En 2015, elle est encore massivement pratiquée.

Au Ghana en 1989, le chef du gouvernement s’est formellement prononcé contre les MGF article 39 de la Constitution du Ghana. Certains pensent que cette loi a, en fait, généré une migration des pratiques vers la clandestinité.

En Guinée les MGF sont illégales selon l’article 265 du Code pénal. Elles sont punies par une peine de travaux forcés à perpétuité et, si elles entraînent le décès de la victime dans un délai de 40 jours, le contrevenant s’expose à la peine de mort.

Au Nigéria il n’existe aucune loi fédérale interdisant les pratiques de MGF mais les opposants à ces pratiques se réfèrent à la section 34(1)(a) de la Constitution de la République Fédérale du Nigeria de 1999, qui dispose qu’« aucun individu ne sera soumis à la torture ou à des traitements inhumains ou dégradants. Depuis la loi a été promulgué

En Ouganda il n’existe aucune loi réprimant les pratiques de MGF. Mais en 1996, toutefois, un tribunal a statué en faveur de la prohibition de ces pratiques, sur la base des termes de la section 8 de la Charte des Enfants

En République Centrafricaine, en 1996, le président a émis une ordonnance interdisant les MGF sur tout le territoire. Cette ordonnance a force de loi, et toute infraction à son égard est passible d’une peine d’emprisonnement allant de un mois à deux ans, et d’une amende de 5 100 à 100 000 francs centrafricains. Il ne semble toutefois pas que cette loi ait jamais été appliquée dans les faits.

Au Sénégal depuis une loi promulguée en janvier 1999, les pratiques de MGF sont illégales. une sentence pouvant aller de un à cinq ans d’emprisonnement

En Somalie, il n’existe aucune loi nationale spécifique interdisant les MGF. Le Code pénal mis en place par le précédent gouvernement prévoit toutefois des clauses de « blessures », « blessures graves » et « blessures très graves », qui pourraient éventuellement être juridiquement applicables. En novembre 1999, le Parlement de l’administration du Puntland a approuvé à l’unanimité une législation rendant ces pratiques illégales.  Il ne semble toutefois exister aucun cas de mise en application de cette loi.

En Tanzanie la section 169A de la Circulaire spéciale sur les crimes sexuels de 1998 interdit les MGF.  Ces pratiques sont punies de peines d’emprisonnement allant de cinq à quinze ans, et/ou d’une amende ne pouvant pas excéder 300 000 shillings tanzaniens. Cette législation a débouché sur quelques arrestations, mais qui ne semblent pas avoir, jusqu’à présent, abouti sur des poursuites pénales.

Au Togo le 30 octobre 1998, l’Assemblée Nationale a voté à l’unanimité une loi interdisant les pratiques de MGF.  Les sentences prévues vont de peines d’emprisonnement de deux mois à dix ans, à des amendes de 100 000 à un million de francs CFA. Toute personne qui aurait connaissance de telles pratiques dans son entourage et qui n’en informerait pas les autorités, est passible d’une peine de un mois à un an d’emprisonnement, et d’une amende de 20 000 à 500 000 francs CFA.

Toutes ces infos ont été prises sur “Wikipédia” et ne sont peut-être pas encore à jour, mais la lutte contre l’excision est et sera encore de longue haleine puisque le combat dure déjà depuis 1987 là ou le Cameroun a mis les pieds dans le plat et d’autres pays africains ont suivit ! Alors le combat continue, soyons attentives pour nos soeurs africaines qui subissent la chose la plus horrible qui soit simplement parce que des hommes l’ont décidé ! K.S.A

A propos Kaki

L'écriture m'a été d'une aide précieuse et mes écrits reflètent mon caractère. Que ce soit dans mes poésies, ou mes articles, tous sont matière à réflexion puisque très souvent je dénonce les exactions et la corruption présente partout dans le monde. Je me bats aussi pour la condition des femmes en Afrique et ailleurs ainsi que la protection des enfants ! Dans mon combat, notre auteur et ami "Kap" m'a rejoint pour nos convictions. Déjà neuf recueils de poésies à mon palmarès, tous répertoriés à la Bibliothèque Nationale de France. (BNF) " COULEUR D'AFRIK " au nombre de six recueils ont vu le jour, ils parlent de l'Afrique et des conditions de vie. " VOUS AVEZ DIT NORMAL " raconte des histoires extraordinaires vécues par moi " LES MOTS DES MAUX " sont les histoires de la vie de tous les jours. " LE CŒUR EN VRILLE " est tout en douceur et romantique à souhait ! Je n'ai pas oublié les enfants avec mon recueil "LÉGENDES D'ICI & DE LA-BAS" qui paraîtra pour les fêtes de Noël. Actuellement je travaille sur ma bio dont la première partie devrait paraître en début d'année 2021, elle s'appelle "JE TE RACONTE" Je suis tendre, amusante et parfois mordante, mes écrits ont un style qui font de moi un auteur confirmé qui mérite que vous me suiviez, si vous aimez la poésie ! A très bientôt de vous voir sur mes écrits. Je vous love ! Kaki
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