Mali – Grève terminée





Une semaine après les affrontements entre policiers et transporteurs à Yirimadio qui ont fait au moins un mort, le collectif des syndicats des transporteurs a animé un point de presse le dimanche 23 avril à la Bourse du travail pour annoncer une grève de trois jours à compter du lundi 24 avril. La grève dans le secteur des transports, visait selon ses organisateurs, à mettre fin aux “exactions des policiers” sur les transporteurs. Et de préciser que cette grève concerne les chauffeurs de remorques, bennes, Sotrama et taxis.

Les leaders syndicaux veulent paralyser les transports en commun pour dénoncer les incidents de la semaine précédente à Yirimadio. En effet, ils ont invité le nouveau gouvernement à faire la lumière sur cette affaire. A cette rencontre, plusieurs participants ont fait part de leur mécontentement envers les policiers. Les leaders des syndicats ont accusé les autorités de ne pas avoir joué leur rôle dans ces affrontements qui ont causé la mort d’un homme.

“Ce comportement est inadmissible. Un policier ne doit jamais tirer sur une personne s’il n’est pas en légitime défense et encore moins quand cette personne n’est pas armée. Il faut qu’ils comprennent qu’ils sont là pour protéger la population”, s’est emporté un chauffeur de taxi. Il a accusé le régime d’être à l’origine de tous les désordres dans le pays. Il a invité ses camarades chauffeurs à respecter le mot d’ordre de grève. Un autre chauffeur, a invité la population à ne pas céder à la panique.

A Bamako le 17 mai 2017, dans une lettre adressée au ministre du travail et de la fonction publique, chargé des relations avec les institutions, le syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers -gros porteurs- (SYNACOR MALI),  a décidé d’observer une grève illimitée à partir du  22 mai 2017. 

Les raisons, le SYNACOR MALI demande l’application immédiate et sans condition du procès-verbal de conciliation du 23 décembre 2015 ; la lettre N° 235 MEF-ONAP du 26 avril 2016 ; le compte rendu de réunion du 15 Août 2016. Le mot d’ordre a été respecté à Zégoua ville frontière avec la Côte d’Ivoire où les conducteurs de gros porteurs ont stationné les véhicules jusqu’à la satisfaction totale de leurs doléances. Selon des sources jointes à Zégoua, la ville était paralysée le lundi passé.

En cours depuis lundi, le syndicat des chauffeurs et transporteurs routiers du Mali a suspendu son mot d’ordre de grève vendredi 26 mai 2017. Déjà, les grévistes avaient repris les négociations avec le Gouvernement, la veille. Maintenant, c’est fini. Ce qui va certainement mettre fin à ces regroupements constatés jusqu’ici devant les stations services dûs à la pénurie du carburant qu’a entraîné la grève. À noter que les revendications du syndicat des chauffeurs et transporteurs routiers portaient sur : -La relecture de la Convention collective des chauffeurs et conducteurs routiers, l’exigence d’un contrat de travail entre les employeurs et les employés chauffeurs et leurs inscriptions à l’INPS, l’application de l’arrêté n°001358/MICT-SG du 9 mai 2000 fixant les conditions d’établissement et de délivrance des permis et des autorisations de conduire ainsi que les conditions d’extension, de prorogation et de restriction de validité des permis de conduire.

EFFETS IMMÉDIATS
Parmi les Grèves illimitées au Mali.
On dirait que les Conducteurs routiers sont plus puissants que les magistrats, les médecins, et les enseignants. Par ce que, c’est pas que la Population seule qui est touchée directement, et si jamais les conditions ne sont pas respectées dans 3 mois, si rien n’est fait, ça recommence, et je tiens ces informations d’un ami qui est sur place au Mali…  Alors bravo à eux d’avoir osé porter leurs revendications aux hautes instances. Paola



A propos Paola

Mon pseudo "Kaki Sainte Anne" Ecrivaine, mais je suis Béatrice Vasseur et je signe tous mes articles ici sous le nom de "Paola"
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