France – Parlons migration – Volet 2




Européens fuyant la guerre à gauche Étrangers fuyants la guerre ou la famine à droite

Les groupes extrémistes nous bassinent avec les migrants qui arrivent sur le sol français trop souvent au détriment de leurs vies et si certains désirent simplement une chose, vivre en paix et reconstruire leur vie, d’autres ne pensent même pas une minute aux problèmes que cela peut engendrer, surtout avec des passeurs qui leur ont fait croire aux miroirs aux alouettes… Mais comme je le disais dans le volet 1, des migrations en France ont eu lieu de tout temps et toutes les nationalités se sont côtoyées sans problèmes jusqu’à aujourd’hui !

Par contre il en est pas de même et les États-Unis ont cela d’original qu’ils ont été fondés par des immigrants. Les premiers colons furent anglais, espagnols, français et néerlandais. La majorité d’entre eux étaient des anglais qui arrivèrent à partir du 16 ème siècle et qui jusqu’aux années 1660 constituèrent le flux principal de migrants, cela grâce à une politique volontariste de la couronne britannique. Ils submergèrent au fil des siècles les colonisations coexistantes. Après l’établissement d’une première colonie à Jamestown en 1607 ; en 1622 la couronne britannique décida de reprendre en charge la colonisation. Pour faire venir la main d’œuvre, elle incita les pauvres d’Angleterre à émigrer à travers le système des indentured servants. On leur promettait une terre, et pour payer le voyage il suffisait de travailler gratuitement pendant un certain temps, souvent de 4 à 7 ans, ce qui revenait à être esclave temporairement. Jusqu’en 1662 l’exploitation des terres était assurée par des colons anglais venus là dans des conditions précaires, pas bien meilleures que celles des esclaves indiens et africains. On a calculé qu’au moins 50 à 66 % des émigrants de 1600 à 1776 avaient été des indentured servants.

De 1680 à 1760 les colonies britanniques passèrent de 250 000 habitants à environ 2 millions, le principal vecteur de cette croissance démographique résultant du flux migratoire largement positif. Parmi ces migrants la majorité était constituée de Nord Irlandais. Il y avait aussi 125 000 Allemands. 2 000 Huguenots français, chassés par la révocation de l’édit de Nantes en 1685, s’établirent à Boston, New York et en Caroline du Sud. Quelques Suédois, Écossais et Hollandais s’ajoutèrent à eux. La ruée vers l’or de 1848 (the forty-eighters ou 48ers) en Californie favorise l’immigration de dizaines de milliers de personnes d’Europe (majoritairement français), Hawaï, Chine, Australie, Mexique, Pérou, etc. Ceci n’alla pas sans tensions avec les Amérindiens (100 000 décès jusqu’en 1868). 

Entre 1840 et 1860 plus de 4 millions d’Européens sont arrivés aux États-Unis. 75 % d’entre eux venaient d’Irlande et d’Allemagne. Entre 1841 et 1850 : 781 000 Irlandais, 434 000 Allemands, 255 000 Britanniques, 77 000 Français rejoignent les États-Unis. Entre 1850 et 1860 : 951 000 Allemands, 914 000 Irlandais, 317 000 Britanniques, 76 000 Français. En 1850 le nombre de personnes nées à l’étranger était de 2.200.000, en 1860 il passe à plus de 4 000 000. De 1881 à 1890, 1 400 000 Allemands entrent aux États-Unis.

La politique en faveur de l’immigration adoptée par les États-Unis avant la popularisation de l’avion est symbolisée par l’ouverture d’Ellis Island en 1892 qui marque la mise en place d’un dispositif d’accueil des immigrés. Face à l’afflux d’immigrés (en 1905, pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, le volume d’immigrants dépasse le million en un an, le pic étant atteint en 1907 avec 1.3 million d’immigrants), le gouvernement américain décide de suspendre l’Immigration aux États-Unis. En 1917 est votée une nouvelle loi qui abroge et remplace l’Immigration Act de 1891, imposant un test d’alphabétisation à toute nouvelle personne qui souhaite s’installer aux États-Unis. En 1921 est signé le Quota Emergency Act qui limite le nombre d’immigrants par pays : seul 3 % du nombre total d’immigrants en provenance d’un pays donné qui vivaient déjà aux États-Unis en 1910 est autorisé chaque année à s’installer aux États-Unis. Le nombre de migrants passe ainsi de 900 000 en 1920 à 375 000 en 1921. En 1924 une deuxième loi des quotas voit le jour : la Johnson Reed Act qui fait encore baisser le nombre d’admissions, évalué à 150 000. Cependant cette loi ne s’appliquait pas aux personnes originaires du continent américain. À partir des années 1930 et la montée du nazisme en Allemagne, le nombre d’exilés juifs et d’opposants politiques va fortement augmenter.

Et l’immigration a continué dans les States, mais les tous premiers migrants ont “délogé” sans état d’âme les amérindiens premiers “locataires” de la terre américaine. L’arrivée des Européens au xve siècle a bouleversé la vie des peuples d’Amérique. Parmi les centaines de nations qui peuplaient le continent, beaucoup ont disparu, déculturées ou exterminées. Le désastre démographique est dû principalement, mais aux guerres, au travail forcé, aux déplacements de tribus entières et aux maladies. La population indienne en Amérique latine est passée, selon les estimations, de 30 à 80 millions d’habitants lors de la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb à 4,5 millions un siècle et demi plus tard, pour remonter à 44 millions à l’aube du xxie siècle

Le , Charles Quint ordonne d’interrompre les conquêtes du Nouveau Monde pour des raisons morales. Le débat qui s’ensuit, confié aux théologiens verra les fameuses joutes de Bartolomé de las Casas et Sepulveda lors de la controverse de Valladolid. À son issue, l’Église catholique romaine réaffirme l’opposition à l’esclavage des Indiens qu’elle avait déjà exprimée par les bulles Veritas ipsa () et Sublimis Deus (le 9 juin 1537) dans lesquelles Rome condamnant l’esclavage des Indiens avait affirmé leur droit, en tant qu’êtres humains, à la liberté et à la propriété mais l’Église ne condamna pas, dans le même temps, l’esclavage des Africains. Donc pour s’en référer à cela et on pourrait en parler des heures de tout temps des hommes ont migré dans tous les pays du monde et de tous les pays du monde…

Il est vrai qu’au jour d’aujourd’hui la jeunesse d’Afrique poussée par les guerres, la famine, la pauvreté essaient à leur tour de trouver leur Eldorado et les humains doivent admettre que les gouvernements d’Afrique en particulier sont responsables des dérives qui se passent actuellement en France et notamment à Calais ! De plus la population française doit également admettre que notre Président Emmanuel Macron est tout aussi responsable de ce qui se passe sur le sol français car au lieu de faire des ronds de jambe à tous ces Présidents Africains pour des raisons économiques, il ferait mieux lui qui a la langue si bien pendue, de leur dire que c’est la mauvaise gestion de leurs propres pays qui a rendu toute ces migrations, toute cette violence se développer sur le sol français !! Et là est toute la question !!!! Paola



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