States – Un homme met Monsanto au banc des accusés





Bonjour à toutes & tous, comme vous le savez le glyphosate est un produit extrêmement dangereux, mais les gouvernements plient devant ce géant financier, seul un homme a eu le courage de mettre au banc des accusés Monsanto pour demander des comptes !

Dewayne Johnson le 9 juillet, alors que son avocat détaille son état de santé devant la cour, à San Francisco (Californie).
Dewayne Johnson

Cet homme de 46 ans attaque en justice le géant agrochimique, l’accusant d’avoir caché la dangerosité de son désherbant au glyphosate. Malgré son cancer en phase terminale, Dewayne « Lee » Johnson, un Américain de 46 ans attaque en justice la firme Monsanto et son célèbre herbicide, le Roundup, il garde l’espoir de faire rendre des comptes à la multinationale, dans le procès qui l’oppose au géant agrochimique.

Les douze jurés ont commencé, mercredi 8 août, leurs délibérations. Ils devront répondre à trois questions : le Roundup, le Ranger Pro et leur principe actif, le glyphosate, sont-ils cancérigènes ? Monsanto a-t-il essayé de cacher ces risques aux consommateurs et aux agences de régulation internationales ? Combien doit-il débourser pour ces dommages au plaignant et à ses proches ?

Atteint d’un lymphome non hodgkinien, un cancer incurable du système lymphatique. Depuis deux ans, responsable de la lutte contre les nuisibles » animaux et végétaux sur les terrains scolaires de Benicia, une petite ville de Californie, au nord-ouest de San Francisco, Dewayne Johnson vaporisait parfois des centaines de litres à la fois du Roundup et surtout sa version professionnelle, le Ranger Pro, des désherbants de Monsanto contenant du glyphosate, substance soupçonnée d’être cancérigène.

S’il avait su que les produits qu’il utilisait étaient peut-être dangereux, il n’aurait « jamais vaporisé du Ranger Pro dans des écoles ou où que ce soit », assure cet Afro-Américain, qui a décidé d’attaquer Monsanto en justice en 2016, épaulé par un cabinet d’avocats spécialisé, The Miller Firm. Il lui réclame plus de 400 millions de dollars. M. Johnson, qui n’avait pas de problème de santé auparavant, n’avait aucune idée des controverses sur le glyphosate avant de voir des marques sur sa peau et de se renseigner sur Internet, sachant que par deux fois il avait été aspergé de ce produit, suite à un dysfonctionnement des vaporisateurs !

” Après la deuxième fois, j’ai paniqué “, raconte-t-il, se remémorant ” la situation incontrôlable sur sa peau ”  où se multipliaient des lésions très douloureuses. ” Je ne savais pas si c’était le Ranger Pro”, mais j’ai commencé à avoir un pressentiment,  Je me suis dit que ça pouvait être une raison possible à ma maladie “, explique le plaignant au  cours de ce procès aux allures de combat de David contre Goliath. Nous espérons que pour une fois David gagnera ce combat, car le monde de la finance est impitoyable, la vie des humains lui importe peu ! Nous suivrons de près les résultats de ce procès ! Paola




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