Togo – Le Togo veut produire ses propres yaourts





Résultat de recherche d'images pour "image du togo"

Le Togo veut monter sa filière laitière en s’appuyant sur le savoir-faire technologique et génétique des entreprises françaises. Une délégation ministérielle de cet état de l’Afrique de l’Ouest a noué des contacts fructueux avec les exposants du Space, à Rennes. Pas une minute à perdre. La délégation togolaise sillonne le Space sans temps mort. Cet état d’Afrique de l’ouest s’est fixé pour priorité de développer son agriculture et de conquérir son autosuffisance alimentaire, résume Karine de la Guéronnière, qui guide le groupe parmi les exposants du grand salon international de l’élevage, à Rennes.

Résultat de recherche d'images pour "image de Dammipi Noupokou"

Nous voulons monter notre propre filière laitière. ” Nous sommes ici pour identifier les bons partenaires en équipements et en génétique bovine ”, indique Dammipi Noupokou, ministre et conseiller spécial du président de la République togolaise. Le Togo importe 80 % de sa consommation de produits laitiers. L’État prévoit d’ouvrir, en septembre 2019, à 600 km de la capitale Lomé, une ferme école pour former les futurs jeunes éleveurs. Cette école possédera son troupeau. Elle exploitera une mini-laiterie approvisionnée par les élevages laitiers des alentours pour produire du lait pasteurisé, des yaourts et des fromages traditionnels fermentés, détaille Hélène Bali, secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche.

Image associée

” Nous serions ravis de collaborer avec vous ” a déclaré Ali Haidar, technico-commercial Afrique et Moyen-Orient du groupe Serap, spécialisé dans le stockage et la conservation du lait. La PME mayennaise a fait ses preuves en installant “ 4 000 centres de collecte en Inde ”. Son défi : acheminer le lait, sans rupture de la chaîne du froid, depuis les petits élevages familiaux dispersés dans la savane jusqu’à la mini-laiterie de la ferme école. Le lait sera stocké dans des bidons réfrigérés, puis dans des tanks à lait, fonctionnant à l’énergie solaire.

La délégation togolaise auprès des vaches montbéliardes, sur le Space (Salon des productions animales carrefour européen), à Rennes..

Les éleveurs devront aussi améliorer la productivité laitière de leur cheptel. “ Un programme d’amélioration génétique envisage le croisement des races locales avec des races à l’aptitude laitière reconnue. Ces vaches métisses seront mises à la disposition des jeunes éleveurs qui vont s’installer avec l’appui du gouvernement ”, explique Bèdibètè Bonfoh, directeur général de l’Institut togolais de la recherche agronomique.
D’où la visite de la délégation sur le stand de la race montbéliarde, bien placée pour exporter ses gènes sous le soleil de plomb de la savane. “ Elle résiste bien à la chaleur, rustique et productive avec une bonne qualité de lait” , déclare Jean-Paul Brun, de la société Umotest. Paola





Ce contenu a été publié dans Afrique, Les Mots de Paula, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire