Afrique – La famine sévit





Quelque trois millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire “immédiate” dans huit Etats d’Afique de l’Ouest et c’est le manque de financement contraint les agences humanitaires à interrompre certains programmes dans le nord-est du Nigeria, région dévastée par l’insurrection de Boko Haram. Il y a également plus de 1,4 million de personnes, dont plus de 750.000 enfants, sont touchés par la sécheresse qui sévit en Angola et  les enfants réfugiés soudanais installés dans quatre camps dans l’Est du Tchad, font face à une malnutrition qualifiée de critique par les acteurs humanitaires opérant sur le terrain. Cette situation serait due à la réduction de la ration alimentaire ces dernières années. 

Mais il est évident que tous ces pays ne disposent d’aucunes structures permettant aux populations de subvenir elles mêmes à leurs besoins, l’Ethiopie n’est pas mieux lotie puisque c’est plus de 7 millions d’individus qui sont concernés par la malnutrition voire la famine, des milliers d’enfants meurent chaque jour. Cela fait plusieurs mois que le manque d’eau aggravant l’insécurité alimentaire continue de frapper chaque jour un peu plus durement de nombreux pays comme, entre autres, l’Ouganda, le Soudan du Sud, le Kenya, la Somalie, l’Éthiopie, le Nigéria ou encore la Tanzanie.

Autre problème de taille : la pauvreté, les tensions sociales, les violences et l’instabilité politique déchirent certaines nations là où les populations sont affamées, là où les hommes de pouvoir sont bousculés par le peuple, là où des combats compliquent la libre circulation de denrées alimentaires, là où la faim est devenue une arme. Apporter une solution à la crise alimentaire en Afrique, c’est s’engager pleinement dans la lutte contre le réchauffement climatique, mais pas seulement. C’est aussi prendre position dans des conflits politiques locaux complexes qui diffèrent d’un pays à un autre. Dans de telles conditions, beaucoup de puissances occidentales choisissent de ne pas se prononcer, de fermer les yeux, de laisser faire…

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, a précisé que près de 490 millions de personnes mal nourries et près de 80% des 155 millions d’enfants en insécurité alimentaire dans le monde résident dans ces pays. Les conflits, souvent conjugués avec des chocs climatiques extrêmes et des prix élevés des produits de base, sont le moteur principal de l’insécurité alimentaire mondiale. Néanmoins l’ONU estime qu’il est possible d’éradiquer la famine en Afrique. Elle pourra se faire grâce à l’amélioration des techniques agricoles et une multiplication par quatre de la production de grains. Mais près de deux tiers des personnes qui ont faim dans le monde vivent dans des pays en proie à un conflit.

En Somalie, l'ONU peine à récolter les fonds pour éviter la famine

Dans quatre pays à risque en 2017 – le Yémen, le Soudan du Sud, la Somalie et le nord-est du Nigéria, la famine a pu être évitée que grâce à des efforts internationaux concertés. Il a plaidé pour l’intensification des efforts dans ces pays grâce notamment à un appui financier et à une réponse humanitaire encore plus efficace, couvrant les domaines de la santé, de la nutrition et de l’éducation. A mon avis la famine est l’affaire de tous les pays du monde, d’un côté il y a surproduction, de l’autre des gens qui meurent ! Nous devons impérativement rétablir l’équilibre afin d’éviter des famines qui tue plus que les armes ! Paola





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