Afrique – Le groupe Bolloré mis en examen





Six mois après la garde à vue du milliardaire Vincent Bolloré, sa holding a été mise en examen à son tour mercredi dans l’enquête sur des soupçons de corruption dans le cadre de l’obtention de concessions portuaires en Afrique de l’Ouest. 
Le 25 avril, l’homme d’affaires de 66 ans avait été mis en examen dans ce dossier, après deux jours de garde à vue dans les locaux de la police anti-corruption, une procédure rare pour un chef d’entreprise aussi influent. 
les juges d’instruction Serge Tournaire et Aude Buresi ont procédé à la mise en examen attendue de la holding, pour les mêmes qualifications que son patron -“corruption d’agent étranger” ainsi “qu’abus de confiance” et “faux et usage de faux”. 
Les juges d’instructions du pôle financier du tribunal de Paris soupçonnent le groupe Bolloré d’avoir utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas afin de décrocher la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV. 

S’appuyant en particulier sur les documents retrouvés lors des perquisitions de 2016 au siège du groupe Bolloré, les magistrats soupçonnent Havas d’avoir sous-facturé ses services aux deux candidats victorieux pour obtenir, en contrepartie, la gestion des concessions portuaires. 
S’agissant de Conakry, le français Necotrans avait, dès mars 2011, déposé une plainte pour «corruption internationale», rapidement classée sans suite par le parquet de Paris. Bolloré avait fini par être condamné en 2013 à Nanterre à verser plus de 2 millions d’euros à Necotrans. Le groupe avait toutefois été placé en redressement judiciaire en juin 2017 avant d’être racheté par Bolloré. Le Togo se disait prêt en mai 2018 à fournir à la justice française des informations relatives sur l’enquête en cours sur les affaires africaines de Bolloré. La Guinée quand à elle a déclaré qu’elle coopérera à l’enquête en France contre l’homme d’affaires français Vincent Bolloré !

Quand au groupe Bolloré il conteste avoir commis des irrégularités en Afrique où il gère 16 terminaux portuaires et déclare que les concessions obtenues au Togo l’ont été en 2001, bien avant l’entrée du groupe dans Havas, et en Guinée, en 2011, à la suite de la défaillance du n°1 (le groupe serait arrivé en second lors de l’appel d’offres) ! Apparemment la défaillance constatée avant l’élection du président, avait fait valoir le groupe lors de la garde à vue de ses dirigeants au printemps. 
Pour sa part en 2016, le président Alpha Condé déclarait que  Bolloré remplissait toutes les conditions d’appel d’offres. Il s’était justifié en disant : “C’est un ami, je privilégie les amis” ! Nous verrons pour une fois si la justice va faire correctement son travail !! L’avenir nous le dira ! Paola 





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