Afrique – Le cyclone Idai





Là encore très peu de médias français en ont parlé, mais le passage du cyclone ” Idai ” en fin de semaine dernière sur le Mozambique et le Zimbabwe a fait au moins 1000 victimes. Le premier bilan faisait hier lundi état de 182 morts, mais le comptage a été malheureusement revu à la hausse ce matin, et c’est un survol des zones qui a permit de définir les dégâts des biens et des personnes. Le bilan final au Mozambique pourrait dépasser le millier de morts, a prévenu lundi 18 mars le président Filipe Nuysi dans une intervention télévisée à Maputo !
C’est plus de cent mille personnes qui vont avoir besoin d’aide alimentaire a-t-il ajouté. 
Des corps flottent sur les rivières Pungue et Buzi qui ont débordé et fait disparaître des villages entiers, isolant toutes les communautés.

Des images aériennes transmises par l’organisation Mission Aviation Fellowship montrent aussi des dizaines de personnes bloquées sur les toits de bâtiments en dur entourés d’eau et des rescapés ont trouvé refuge dans les arbres ou tout ce qui se trouvait en hauteur.
Associé à des vents violents et des pluies torrentielles, le cyclone Idai s’est abattu sur le centre du Mozambique jeudi soir, avant de poursuivre sa course au Zimbabwe ou le dernier bilan fait état d’au moins 98 morts et plus de 200 disparus. Perrance Shiri, Ministre de la défense par intérim a déclaré : ” On a l’impression d’avoir affaire aux conséquences d’une guerre à grande échelle ” !
Au Mozambique, l’étendue des dégâts à Beira,, est 
“ énorme et terrifiante “, a prévenu la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, c’est 90% de Biera, deuxième ville du pays qui compte un demi million d’habitant qui a été le plus touché. Tous les moyens de communications sont coupés, des arbres arrachés, des routes inutilisables compliquent la venue des secours.

Toujours dans la région de Beira, c’est 873 maisons qui ont été emportées, 24 hôpitaux détruits et 267 classes partiellement ou complètement englouties, selon un bilan provisoire de l’Institut mozambicain de gestion des désastres. Le président Nyusi a appelé les citoyens qui habitent près de rivières à quitter la zone pour sauver leur vie, surtout si on doit lâcher de l’eau des barrages pour éviter qu’ils ne cèdent. Déjà plusieurs ontlâché ou atteint leur niveau maximum a prévenu Emma Beaty de l’organisation non-gouvernementale Oxfam.

En 2000, des crues avaient déjà causé la mort de 800 personnes dans ce pays pauvre d’Afrique australe. Le ministre de l’Environnement Celso Correia avait estimé dimanche soir, que le cyclone Idai pourrait avoir provoqué le pire désastre naturel de l’histoire du Mozambique, fréquemment frappé par de violentes intempéries. Les zones les plus durement touchées n’étaient pas accessibles hier lundi, et les vols de secours militaires en hélicoptères étaient entravés par des vents violents et un ciel plus que nuageux.
L’association médicale du Zimbabwe (Zima) a lancé un appel aux volontaires pour venir en aide aux sinistrés et appelé aux dons de nourriture, d’eau, de gaz, de vêtements, de couvertures ou encore de tentes. Les fortes pluies qui avaient précédé l’arrivée du cyclone Idai, avaient déjà fait au moins 122 morts au Mozambique et au Malawi voisin, qui lui a été épargné par le cyclone. Nous présentons nos condoléances à toute la population endeuillée. Paola





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