France – L’attentat de Lyon





Forensic officers inspect the site of a suspected bomb attack in central Lyon, France May 24, 2019. REUTERS/Emmanuel Foudrot

Le jeune homme placé en garde à vue lundi dans l’enquête sur l’explosion d’un colis piégé survenue vendredi dernier à Lyon a reconnu avoir conçu le colis piégé, selon une source proche du dossier. De son côté, le parquet indique que « les déclarations du mis en cause ont évolué depuis le début de la garde à vue mais les auditions sont toujours en cours ».
L’ étudiant algérien de 24 ans principal suspect de l’explosion d’un colis piégé serait passé aux aveux au cours de sa garde à vue dans les locaux de la Sous-direction anti-terroriste (Sdat) en banlieue parisienne. Il avait été arrêté lundi matin un peu avant son père, sa mère et son frère.

« Les déclarations du mis en cause ont évolué depuis le début de la garde à vue mais les auditions sont toujours en cours », a fait savoir le parquet. Le Point affirme que le jeune aurait reconnu son implication et aurait expliqué comment il a confectionné le colis piégé contenant des boulons, des vis et des billes en métal qui a explosé vendredi devant une boulangerie, non loin de la gare de Lyon-Perrache.

L’explosion a fait 13 blessés légers

« Il commence à y venir », précise-t-on par ailleurs de source policière, sans toutefois parler encore d’aveu. « De toute façon, on a son ADN et suffisamment d’éléments matériels pour l’accrocher. » Les enquêteurs ont retrouvé des traces de son ADN sur des débris du colis piégé et, chez lui, des produits utilisables pour fabriquer un engin explosif artisanal.

Vendredi vers 17 h 30, un jeune homme à vélo, avec casquette et lunettes de soleil, avait déposé devant une boulangerie d’une rue piétonne un sac en papier contenant des vis, des billes de métal, des piles, ainsi qu’un circuit imprimé et un dispositif de déclenchement à distance. L’explosion de la bombe artisanale qui contenait une faible quantité de TATP à fait 13 blessés dont une petite fille.

L’enquête a pu déterminer que « le profil génétique identifié sur les éléments de l’engin retrouvé sur les lieux de l’explosion correspond à celui du principal suspect », a indiqué la source proche du dossier. Lors des perquisitions menées au domicile familial d’Oullins, dans la proche banlieue lyonnaise, « des éléments susceptibles d’entrer dans la composition du TATP (un explosif, N.D.L.R.) ont été retrouvés », a poursuivi la même source.

Le matériel informatique du suspect compromettant

L’exploitation du matériel informatique saisi au cours des perquisitions a d’ailleurs « mis en évidence des recherches sur internet relatives au djihad et à la fabrication d’engins explosifs ». Mardi matin, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait lui affirmé n’avoir pas de doute quant au fait que le jeune homme arrêté, qui se trouvait en situation irrégulière sur le territoire français depuis l’expiration de son visa, était bien l’auteur de l’attaque.

Ses déclarations, après celles de son prédécesseur et maire de Lyon Gérard Collomb, qui avait annoncé lundi l’arrestation d’une deuxième personnen ont entraîné une mise au point du procureur de Paris Rémy Heitz : le magistrat a rappelé qu’il était « le seul » autorisé à rendre publics des éléments couverts par le secret de l’enquête.

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