Soudan – Répression de manifestations





Tandis que le gouvernement jeudi 5 juin annonce qu’il n’y a pas plus de 46 morts lors de la répression d’une manifestation lundi, l’opposition lui avance le chiffre de 108 morts. La répression contre le mouvement de contestation cette semaine au Soudan n’a pas fait  plus de 46 morts, a affirmé jeudi le gouvernement dans un premier bilan, rejetant les chiffres divulgués par un comité proche des manifestants. Le ministère de la Santé quand à lui a démenti que le nombre de morts lors des récents événements ait atteint 100, et assure que le chiffre n’a pas dépassé 46.

Selon le comité de médecins proche des manifestants, 108 personnes ont été tuées et plus de 500 blessées depuis lundi, date de la brutale dispersion d’un sit-in à Khartoum. Il faut rappeler que le Soudan est secoué depuis décembre par un soulèvement populaire inédit qui a conduit au renversement par l’armée de l’ex-président Omar el-Béchir le 11 avril. Depuis, la mobilisation s’est poursuivie, les manifestants réclamant le transfert du pouvoir aux civils. Les négociations entre la contestation et le Conseil militaire n’ont pas abouties le 20 mai dernier, chaque partie souhaitant prendre la tête de la transition prévue sur trois ans. 

Le mouvement des contestataires qui se tenait devant le siège de l’armée depuis le 06 avril a été dispersé violemment apparemment par des milices Lundi. Le mouvement de contestation a dénonçé  un massacre perpétré par des milices du Conseil militaire. 
Ce dernier a nié tout usage de la force, évoquant une opération de nettoyage à proximité du rassemblement qui aurait mal tourné. 
L’opération a été condamnée par le secrétaire général de l’ONU, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, notamment. Les soutiens de l’armée, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis en tête, n’ont pas dénoncé la répression mais appelé au dialogue entre les militaires et la contestation. 

Mais à mon sens la répression n’a jamais rien donné de bon et on ne comprend pas pourquoi tout va de mal en pire, on comprend seulement que lorsque l’on veut ” éjecter ” un dirigeant de pays, il faut être prêt et avoir un nouvel élu sous le coude, autrement chacun voudra tirer avantage du désordre engendré. Paola





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