Mali – Une jeunesse désespérée





On pourrait commencer par dire :
” Si tu ne bois pas est-ce une raison suffisante pour toi de casser le comptoir commercial de ceux qui vivent de la vente d’alcool ” ?
Là est vraiment la question ! Cette population pour la plupart composée de jeunes s’en prennent aux établissements où en général ils se divertissent, mais ça tourne toujours mal. On sait pas vraiment pourquoi, mais finalement on s’en doute. L’oisiveté et le laxisme de certains parents sont responsables de cela, mais il y a aussi les responsables du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) qui doivent s’assumer face à de telles dérives.
Au Mali, très souvent, les gens continuent à glorifier des grands empires ou les grands royaumes, mais toutes les décisions importantes qui engageaient l’avenir des citoyens sous le règne des rois et des empereurs étaient prises autour de la boisson traditionnelle fermentée que l’on appelle “dolo”.
Aujourd’hui, connaissant les conséquences de l’abus de l’alcool, il faudrait que le Mali modère la consommation d’alcool, comme en Europe par exemple où l’alcool est interdit au moins de 18 ans et c’est une loi gouvernementale qui n’a rien à voir avec la religion ! Cela éviterait que les jeunes alcoolisés(es) aillent casser les bars comme ils l’ont fait en commune 5 de Bamako ces derniers jours !

Néanmoins, où est la liberté me direz-vous ? Ne dit-on pas que la liberté s’arrête là où commence celle des autres ? La solution serait peut-être d’exiger qu’on ne vende pas de boissons alcoolisées aux musulmans ou mieux encore qu’on ne construise pas de bars à proximité des lieux de cultes musulmans. Pourtant d’après la religion musulmane, les musulmans ne devraient pas boire d’alcool si je ne m’abuse ! Il serait intéressant de trouver des statistiques sur la religion des tenanciers de bars, des promoteurs immobiliers qui louent aux tenanciers, des employés des bars, le nombre de familles musulmanes qui vivent des salaires et bénéfices de ces bars.
D’après ce que j’ai entendu dire, un pauvre ne peut pas boire au Mali, mais il faut croire que si.
Toujours d’après des bruits qui courent, c’est depuis que les musulmans se sont mis à boire de l’alcool son prix a subitement augmenté. Il serait bon que chacun prenne ses responsabilités et que le gouvernement se bouge, car il y a plus urgent et plus important à faire pour la sécurité et le développement du Mali.
Et des questions se posent :
– Comment expliquer le fait qu’à la veille des fêtes musulmanes, il y’a pénurie de chambres de passe et d’alcool dans les auberges à Bamako ?
– Quelle est la place de la vente d’alcool dans les recettes fiscales du Mali ?
– Comment expliquer le fait que ceux qui ont cassé ces bars vont toujours continuer à regarder les matchs de football sur des chaînes satellitaires sponsorisées justement par des marques d’alcools, de bières etc ?
– Comment expliquer le fait que ceux qui ont cassé ces bars ne peuvent jamais interdire à leurs familles de suivre les feuilletons ” novelas ” dans lesquels ont fait outrageusement la promotion de l’alcool et du sexe ?
– Comment expliquer le fait que ceux qui ont cassé ces bars sont toujours prêts à aller mourir dans la méditerranée en vue de se rendre dans des pays fabricants d’alcool ?

J’en reviens donc à la désespérance de la jeunesse ! Entre des parents qui ont baissé les bras, des enfants sans avenir, sans travail, d’un gouvernement quasi inexistant pour intégrer cette jeunesse au sein de la communauté, il est évident que tous ces jeunes là ne savent plus quoi faire pour qu’on les remarque, pour que le gouvernement les prennent en compte. Mais brûler le fruit du travail de beaucoup de personnes, c’est induire encore plus de pauvreté au sein du pays !
D’après moi le gouvernement malien doit prendre ses responsabilités, pénaliser les tenanciers de bars qui autoriseraient la vente d’alcool aux mineurs ou le passage dans les bordels ! Il y a d’autres façons d’éduquer la jeunesse, mais les parents ont encore plus de responsabilités dans toute cette histoire, car si l’école ou autres établissements scolaires instruisent, c’est à la maison que commence l’éducation de la jeunesse et pour ça le gouvernement doit prendre des mesures ! Paola




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