Maroc – Une journaliste arrêtée pour avortement illégal





Hajar Raissouni

L’arrestation d’une jeune journaliste marocaine, accusée de « relations sexuelles hors mariage » et d’« avortement illégal » après une visite chez son médecin, suscite depuis le mercredi 4 septembre l’indignation de plusieurs médias locaux et des réseaux sociaux.
En effet, la Marocaine Hajar Raissouni, 28 ans, a été arrêtée samedi 31 août au sortir d’une consultation médicale. La mise en cause de cette arrestation, ce seraient des relations sexuelles hors mariage et un avortement illégal. 
Le médecin, l’anesthésiste et l’assistante médicale qui l’ont aidée ont été arrêtés en même temps qu’elle, tout comme son fiancé, un universitaire soudanais, a indiqué l’avocat de la jeune femme Saad Sahli.
Mais Hajar Raissouni était liée à son compagnon par un mariage religieux et aurait été soignée pour une hémorragie interne et pas pour un avortement a confirmé le médecin mis en cause, malheureusement, elle est détenue depuis quatre jours en attendant son procès prévu lundi prochain à Rabat. 

Touafik Bouachrine

Le grand quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum pour lequel elle travaille a publié mercredi 4 septembre en Une sa photo et un bulletin de consultation médicale attestant de “ l’absence de curetage ”. 
Actuellement le patron du journal Touafik Bouachrine est condamné à 12 ans le prison ferme pour une affaire de mœurs a titré son journal par ce titre :
“ L’arme de la diffamation malveillante frappe à nouveau Akhbar Al-Yaoum ”, Touafik Bouachrine, condamné est jugé en appel à Casablanca.
Le site d’informations Barlamane, connu pour sa proximité avec les milieux sécuritaires, publie pour sa part un autre bulletin attestant d’un avortement.
Cette affaire est tout simplement une histoire de règlements de compte politiques estime le site d’information « Le Desk », en écho d’autres médias.

Moulay Hicham

L’arrestation de la journaliste a suscité une vague de réactions indignées sur les réseaux sociaux dénonçant notamment une atteinte aux libertés individuelles. Parmi les messages de solidarité, Moulay Hicham, un cousin du roi en disgrâce au Palais, a dénoncé un  ” cas dangereux de violation des droits constitutionnels ”, tandis que des féministes plaident pour le droit à l’avortement. Au Maroc, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est passible de six mois à cinq ans de prison !  Le Code pénal sanctionne aussi bien celle qui avorte (de 6 mois à deux ans de prison) que ceux qui pratiquent l’acte (de 1 à 5 ans de prison).
Quand aux relations sexuelles hors mariage elles sont sanctionnées par un mois à un an de prison. Mais les hommes eux ne se privent pas de relations sexuelles hors mariage hein, puisqu’ils n’arrive pas vierges au mariage, alors faudra expliquer pourquoi dans ce pays aussi, la justice est à double vitesse ou alors il faudrait donc l’abrogation de l’article 490 de l’actuel code pénal !!

Paola




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