Cameroun – 09 Février 2020, date des élections législatives et municipales

Bonjour à toutes & tous, aujourd’hui je vais commencer par des nouvelles du Cameroun !
09 février 2020, c’est la date fixée par les autorités camerounaises pour les élections législatives et municipales.
Le décret présidentiel a été signé dimanche. Ces élections initialement prévues en 2018, ont déjà été reportées à deux reprises.
Elles sont pour certains très attendues et interviennent dans un contexte sécuritaire très troublé et un paysage politique qui a évolué.

La participation des deux régions anglophones sera le premier enjeu de ce scrutin, car le conflit entre indépendantistes et forces armées camerounaises y à déjà fait 3 000 morts en deux ans, selon des ONG.
Conséquence : entre 5 et 15% des électeurs seulement ont voté dans ces deux régions à la présidentielle, pourtant les médias avaient informé du contraire. D’après Grégoire Owona, secrétaire adjoint du parti au pouvoir toutes Les conditions seront réunies pour faire ces élections !
Un autre enjeu important, la future Assemblée reflétera-t-elle les évolutions constatées du côté de l’opposition à l’occasion de la présidentielle, notamment la montée en puissance du MRC ? 
Son candidat Maurice Kamto est arrivé second ” selon les résultats officiels ” mais son parti ne dispose que d’un siège dans l’Assemblée sortante qui date de 2013. Pourra-t-il à confirmer sa percée puisque son mouvement grandit de jour en jour, surtout après sa libération de prison en octobre dernier ?

La question est la même pour Cabral Libii, nouveau venu dans le paysage politique et arrivé troisième à la dernière présidentielle.
En revanche pour John Fru Ndi, leader du
SDF, l’objectif sera d’inverser la tendance. Son parti est la première force de l’opposition dans l’Assemblée sortante, mais son score à la présidentielle, avec à peine plus de 3% serait apparemment lié au fort taux d’abstention observée surtout en zone anglophone, et dans les provinces touchées, quelque 437 000 personnes ont été déplacées et se sont réfugiés dans les zones rurales isolées, dans la brousse ou dans les forêts,  mais aussi, une partie des Camerounais ont fuient vers les communautés frontalières de l’état de Cross River, au Sud du Nigéria.

Armand Leka Essomba

La tenue de cette élection répond à une certaine impatience exprimée par une partie de la population ainsi que la classe politique camerounaise, notamment les forces montantes, explique le sociologue Armand Leka Essomba, directeur exécutif du Laboratoire camerounais d’études et de recherches sur les sociétés contemporaines (CERESC). Cependant, elle n’est pas sans risque : elle devrait constituer une forme de test de l’impact du grand dialogue national qui s’est tenu au Cameroun, notamment au sujet de la crise dans les zones anglophones.
Voilà chers(es) amis(es) ce sera tout pour le moment, je vous retrouve un peu plus tard, en attendant je vous souhaite à toutes & tous un agréable mardi

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