Algerie – La politique algérienne

Tout le monde sait que Bouteflika était ami avec les Sionistes pourtant, l’ancien ministre du Tourisme et candidat à la présidence algérienne, Abdelkader Ben Kreina, a déclaré lors d’un rassemblement à Chlef, que ” l’ancien président Abdelaziz Bouteflika a démantelé le projet nucléaire algérien au profit de l’entité sioniste “, a rapporté vendredi l’ONG Middle East Monitor.
” Il a été soumis aux pressions occidentales qui avaient peur du développement de l’Algérie dans le domaine du nucléaire “, a-t-il ajouté.

“Tout le monde sait que Bouteflika a été le premier à serrer la main d’un responsable sioniste et qu’il était ami avec eux”, a-t-il poursuivi, faisant référence à la poignée de main de l’ancien président algérien avec l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak lors des funérailles du roi Hassan II au Maroc.
L’Algérie dispose de deux réacteurs nucléaires. 
Au milieu des années 90, les États-Unis ont exprimé leurs craintes que l’un d’entre eux soit utilisé pour produire des armes nucléaires, ce qu’a réfuté l’Algérie en ouvrant ce site à l’Agence internationale de l’énergie atomique.
(source i24news)

Néanmoins en lisant ces lignes, on se demande quelle est la part de vérité, surtout que l’Algérie vit des moments extrêmement perturbés quand à la tenue de prochaines élections. Tout le monde sait que les algériens ne veulent plus de l’ancien gouvernement qui était à la botte de Boutéflika et des hommes d’affaires et des hauts dirigeants algériens sont poursuivis pour “ financement illégal de campagne électorale ”, en l’occurrence, le cinquième mandat que Saïd Boutéflika voulait assurer à son frère aîné, le président déchu, Abdelaziz Bouteflika après 20 ans au pouvoir, l’ancien chef de l’État a renoncé à un nouveau mandat face à l’ampleur du mouvement de protestation.

Les sommes récupérées par les services de sécurité ont de quoi donner le tournis : c’est pas moins de 7 milliards de dinars soit 52,8 millions d’euros qui ont été saisis, sans compter des bons de caisse anonymes qui représentent un montant de 600 millions de dinars soit 4,5 millions d’euros, dont la moitié a été dépensée ! Cet argent était géré par un trésorier, actuellement en détention.
Pour la première fois dans l’Histoire, le délit de “financement occulte de campagne électorale ou de parti politique” est retenu contre plusieurs hommes d’affaires. Le premier à avoir été inculpé pour ce délit, est Ali Haddad, ancien patron des patrons algériens.
Quelques jours plus tard, ce sont les frères Kouninef, propriétaires du puissant groupe KouGC.
Quelques mois après, c’est le propriétaire d’une marque de boisson et patron de la société de montage de véhicules chinois Shacman, Chery et Higer, Ahmed Mazouz qui se retrouve inculpé et placé en détention comme les autres.

Il y a aussi deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, plus les deux anciens ministres, celui de l’Industrie Abdessalem Bouchouareb en fuite à l’étranger actuellement et Youcef Yousfi qui lui est en détention. Et pour la première fois, le ” trésorier ” de cette campagne du cinquième mandat, Ahmed Orhoune, est également placé en détention.
On s’aperçoit donc que le ménage se fait, l’enquête judiciaire se poursuit et n’a pas encore livré les secrets de ce mélange entre argent et politique,  mais au détriment de qui et pourquoi, là est la question !
Paola

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