Tchad – Un véhicule de l’armée française essuie des tirs

Tchad : des militaires tirent à nouveau sur un véhicule de l’armée française
Des militaires français ont essuyé des tirs de soldats tchadiens lundi, devant la résidence privée du président, Idriss Déby, à N’Djamena. C’est le deuxième incident du type en l’espace d’un mois.

 L’écusson de la force Barkhane - illustration.
L’écusson de la force Barkhane – illustration. AFP/Ludovic MARIN

Par Le Parisien avec AFPLe 14 juillet 2020 à 16h31

Des militaires tchadiens ont ouvert le feu lundi sur les pneus d’une voiture de l’armée française. À son bord, des gendarmes prenaient des photographies à proximité d’un site sensible dans la capitale tchadienne, d’après un communiqué conjoint mardi de N’Djamena et de l’ambassade de France au Tchad.
« Ce lundi 13 juillet après-midi, un véhicule de la force Barkhane, ayant à son bord des gendarmes français s’est arrêté devant un site sensible, situé non loin de l’aéroport, pour photographier une mosquée en face de ce site sans qu’ils n’aient conscience de la sensibilité de l’endroit », précise le communiqué officiel. Au Tchad, il est interdit de stationner et surtout, de prendre en photo des sites présidentiels.

« Les militaires tchadiens chargés de la sécurité du site en question ont procédé à des tirs d’intimidation contre le véhicule de la force Barkhane », qui « n’ont occasionné que des dégâts sur les pneus du véhicule », note le communiqué.
Les militaires français « filmaient la résidence privée du président Idriss Déby appelée Palais Burkina et la mosquée à côté de cette résidence » d’après un officier tchadien interrogé par l’AFP sous couvert d’anonymat. À ce moment, « nos militaires en faction devant la résidence privée du chef d’Etat ont tiré sur le véhicule », a-t-il affirmé.

Le véhicule a « réussi à s’enfuir avant d’être intercepté », d’après cette source, qui précise que ces militaires français « ont reçu le secours de blindés français ». Ils quittaient la zone une heure et demie après l’incident, a observé un journaliste de l’AFP présent sur place. La force française antijihadiste Barkane, déployée au Sahel, a son siège dans la capitale tchadienne.
Le parquet de N’Djamena a ouvert une enquête, selon le communiqué du ministère tchadien des Affaires étrangères et de l’ambassade française.

Incidents similaires

Le 9 juin dernier, un incident comparable s’était produit à N’Djamena. Deux militaires français « en patrouille de reconnaissance à proximité du palais présidentiel » avaient été blessés par des tirs militaires tchadiens selon l’armée française. Ces deux Français, en civil, filmaient le palais présidentiel au moment où ils avaient été pris pour cible avait affirmé un officier de la garde présidentielle à l’AFP.Newsletter
Au moins un Tchadien est décédé et un autre a été blessé par des tirs de militaires l’année dernière, pour avoir stationné devant le palais, selon une source sécuritaire.
(Source Le Parisien)

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