Guinée-Bissau – La CEDEAO va retirer ses troupes de Bissau

Les forces de l'Ecomib dans les rues de Bissau en novembre 2019.
Les forces de l’Ecomib dans les rues de Bissau en novembre 2019. JOHN WESSELS / AFP

La Cédéao va procéder au retrait graduel de sa force d’interposition en Guinée-Bissau. Un premier groupe a déjà quitté Bissau jeudi 27 août. Il s’agit de 130 hommes essentiellement des forces spéciales togolaises arrivées en Guinée-Bissau en novembre 2019 pour renforcer le contingent sous-régional stationné à Bissau depuis 2012.
Les autres troupes de la Cédéao notamment les Nigérians, Sénégalais et Burkinabè partiront graduellement d’ici décembre 2020, passant le témoin à l’armée. D’où l’inquiétude d’une frange de la classe politique qui ne fait pas confiance à son armée.

L’Ecomib se retire donc passant le témoin à une armée coutumière des soubresauts politiques violents. L’affaire suscite des inquiétudes, une frange de la classe politique ne fait pas confiance à son armée. Souleymane Gassama, jury et analyste politique, est dubitatif. « Personne ne fait confiance à qui que ce soit. Il y a un manque criant de confiance et donc les gens pensent qu’ils ne pourront plus vivre dans la quiétude dans un avenir proche. »
Pour Abdoulaye Diallo, journaliste, c’est un soulagement, les forces de la Cédéao sont perçues comme une force d’occupation. « C’est un soulagement pour le pays, car aucune armée n’accepte la présence d’une force étrangère sur son territoire quelle qu’en soit la raison. Cela sonne comme une instabilité permanente, presque une occupation ».
La dernière intervention des militaires dans l’arène politique remonte à 2012 lors du renversement du gouvernement de Carlos Gomes junior entre deux tours de la présidentielle. La Cédéao a depuis lors déployé une force d’interposition dans le pays, environ un millier de soldats des Nigériens, Sénégalais, Burkinabè et Togolais avaient pour mission d’assurer la sécurité et de protéger les édifices publics.
(Source RFI – notre correspondant à Bissau,  Allen Yéro Embalo)

On se demande finalement pourquoi, qu’est-ce qui motive ce retrait ?
De nouvelles troupes qui arrivent ?
Des intérêts politiques ?
Parce que lorsque je lis “protéger les édifices publics” et la population alors, qui la protégeait ? Là est la question !!

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