Afrique du Sud – 212 morts en une semaine dans des violences

Un tank patrouille près d’un centre commercial après des pillages à Durban, en Afrique du Sud, le 16 juillet 2021.
Un tank patrouille près d’un centre commercial après des pillages à Durban, en Afrique du Sud, le 16 juillet 2021. ROGAN WARD / REUTERS

Bonjour à toutes & tous, nous allons commencer ce matin par une information tombée hier du journal “Le Monde”.
Les premiers incidents avaient éclaté après l’incarcération de l’ex-président Jacob Zuma. Ils se sont ensuite étendus, sur fond de chômage endémique et de nouvelles restrictions anti-Covid, jusqu’à provoquer l’intervention de l’armée. Les violences qui agitent l’Afrique du Sud depuis près d’une semaine ont fait au moins 212 morts, a annoncé le gouvernement vendredi 16 juillet, revoyant spectaculairement à la hausse le bilan de 117 morts annoncé la veille.

Dans l’agglomération de Johannesburg, 6 morts supplémentaires ont été recensés, portant le total à 32, alors que dans la province du Kwazulu-Natal (est), où ces violences ont commencé, 89 morts supplémentaires ont été ajoutés au bilan, le portant à 180, a détaillé la ministre à la présidence par intérim, Khumbudzo Ntshavheni. La situation « revient graduellement mais sûrement à la normale », selon elle, signalant qu’aucun incident n’était à déplorer dans l’agglomération de Johannesburg, contre près de 1 500 encore, de différents types, en pays zoulou ces dernières vingt-quatre heures.

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, qui s’est montré sur le terrain pour la première fois depuis le début des troubles le 9 juillet, a déclaré à Durban, le grand port du Kwazulu-Natal, que les initiateurs de ces violences seraient poursuivis. Les troubles, dont des pillages, « ont été provoqués, il y a des gens qui les ont planifiés et coordonnés », a-t-il affirmé. « Nous en avons identifié un bon nombre, nous ne permettrons pas l’anarchie et le chaos » dans le pays, a-t-il ajouté, alors que la police enquête sur 12 personnes soupçonnées d’être derrière le déchaînement de violences.

25 000 soldats bientôt opérationnels

Les premiers incidents (pneus brûlés et routes bloquées) ont éclaté la semaine dernière au lendemain de l’incarcération de l’ex-président Jacob Zuma, condamné pour outrage à la justice. Ils se sont ensuite étendus, sur fond de chômage endémique et de nouvelles restrictions anti-Covid, jusqu’à provoquer l’intervention de l’armée. Des responsables de santé sud-africains craignent que les récents mouvements de foule, notamment lors des pillages, ne provoquent un pic des contaminations par le Covid-19. Le pays traverse une troisième vague terriblement meurtrière, alimentée par le très contagieux virus Delta.

Les destructions « nous font revenir en arrière, en termes de reprise économique », a encore regretté le président, qualifiant cette crise d’une des plus sévères traversées par le pays depuis l’avènement de la démocratie post-apartheid. « Nous aurions pu faire mieux, nous avons été débordés par la situation, a-t-il reconnu, répondant aux critiques sur l’action du gouvernement. Mais cette situation aurait pu être bien pire si les forces de l’ordre n’avaient pas été au rendez-vous. »

M. Ramaphosa a promis que jusqu’à 25 000 soldats, dix fois plus qu’en début de semaine, seraient bientôt opérationnels pour pérenniser un calme encore précaire.

Arrivé en hélicoptère dans le township d’Alexandra, au nord de la capitale économique, le chef d’état-major des armées, le général Rudzani Maphwanya, a assuré qu’il ne laisserait personne « défier l’autorité de l’Etat »« Nous n’allons pas permettre aux voyous, aux escrocs de continuer », a-t-il déclaré. A ce jour, plus de 2 500 personnes ont été arrêtées, a annoncé le gouvernement. De son côté, la ministre de l’agriculture, Thoko Didiza, a demandé à la population de ne pas céder à la panique en se ruant vers les magasins dans la crainte des pénuries : « Nous avons suffisamment de réserves alimentaires dans le pays. » Mais des habitants de Durban, qui continuaient à patienter dans de longues queues devant les supermarchés, ont évoqué une pénurie de pain notamment.
(Source : Le Monde)

Comme vous pouvez le constater chers(es) amis(es) les conflits continues dans ce pays où la paix ne règne pas. Le gouvernement a du mal à rétablir l’ordre et à mon sens je pense que les arrestations sont faites en dépit du bon sens. On arrête des gens pour l’exemple, pour faire peur, mais cela ne calmera pas le jeu !! De plus les pénuries de beaucoup de denrées alimentaires pénalisent la population ce qui va faire qu’amplifier le problème.
J’espère vraiment que tout rentrera dans l’ordre une bonne fois pour toutes pour la tranquillité des habitants et de leurs familles.
Je vous souhaite à toutes & tous un agréable début de week-end ainsi qu’une belle journée.
Les images posées sur ce article ne sont pas ma propriété ni celles du site.
Paola

A propos Paola

Mon pseudo "Kaki Sainte Anne" Ecrivaine, mais je suis Béatrice Vasseur et je signe tous mes articles ici sous le nom de "Paola"
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