Bénin – C’était en 1972

Je vais terminer cette journée avec une histoire qui s’est passé au Bénin le 26 octobre 1972. Ce jour là Mathieu Kérékou fomente un coup d’Etat qui réussit.
Pour information, Mathieu Kérékou, est né le 2 septembre 1933 à Kouarfa, non loin de Natitingou, et mort le 14 octobre 2015 à Cotonou (Bénin), est un homme d’État béninois. Proclamé après un coup d’État président de la République du Dahomey, puis de la République populaire du Bénin du 26 octobre 1972 au 1er août 1990, et enfin président de la République du Bénin du 1er août 1990 au 4 avril 1991 et du 4 avril 1996 au 5 avril 2006, date à laquelle il cède démocratiquement le pouvoir.

Après avoir étudié dans des écoles militaires au Mali et au Sénégal, Mathieu Kérékou sert d’abord dans l’armée française, puis dans l’armée du Dahomey  où il obtient le grade de major. Il passe également par L’Ecole de formation des officiers du régime transitoire des troupes de marine de Fréjus en France pendant deux ans(1958-1960.
Il prend alors le pouvoir lors du coup d’Etat du 26 octobre 1972 à la suite duquel il fait mettre en prison les trois précédents présidents. En 1975, il renomme le pays République populaire du Bénin et met en place un gouvernement marxiste-léniniste, surveillé par le Conseil national de la révolution (CNR). Il mène une politique de répression contre tous les opposants au régime et surtout contre les intellectuels,  dont beaucoup ont dû se réfugier à l’étranger. Il faut lui reconnaître que ce coup d’Etat là n’a fait aucune victime !

 Fin 1989, il accepte de convoquer une “Conférence nationale” destinée à établir de nouvelles institutions. Il doit pour cela se libérer des contraintes que font peser sur lui les cadres de son parti. Kérékou est ainsi le premier président du continent à ouvrir la voie au multipartisme sous la pression des événements, après avoir dirigé le pays pendant 18 ans de manière autoritaire. En janvier 1990, la Conférence nationale décide de changements drastiques (période de transition d’un an puis élections libres, nomination d’un Premier ministre, etc.). Mathieu Kérékou, le jour de la clôture de la Conférence en accepte toutes les conclusions. Il laisse un pays en mauvais état économique, mais vient de démontrer qu’il avait su engager avec habileté un processus démocratique, le premier en Afrique. 
Voilà chers(es) vous toutes & tous, ce sera tout pour aujourd’hui, je vous souhaite une agréable fin de journée ainsi qu’une douce soirée entourés(es) des personnes que vous aimez.
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Paola

A propos Paola

Mon pseudo "Kaki Sainte Anne" Ecrivaine, mais je suis Béatrice Vasseur et je signe tous mes articles ici sous le nom de "Paola"
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