Maroc – Négociations sur le pacte des migrations





C’est lundi et mardi que doit être négocié par les Nations Unies, le pacte des migrations qui se tiendra au sommet de Marrakech au Maroc. Pour gérer au mieux les migrations au niveau mondial, la feuille de route on trouve comme pour le climat une quantité d’organisations issues de la société civile. Déjà réunies depuis jeudi dernier, 
700 spécialistes, représentants d’associations ou d’ONG tentent d’orienter les gouvernements et Macon sera absent de ce sommet. Loin de faire l’unanimité, puisqu’un tiers des 191 États de l’Onu qui l’ont déjà approuvé cet été, à New York, ne seront pas au Maroc pour le valider, de plus circulent sur le net des fausses informations diffusées par des militants d’extrême droite. A Marrakech, un mouvement venu de la société civile pousse quand à lui à une coopération internationale ! 

Venus de tous les continents, ils sont convaincus qu’aucune frontière n’empêchera jamais un persécuté ou un crève-la-faim de quitter le lieu de ses souffrances. Comme le changement climatique, le phénomène est, par essence, mondial.  Et comme pour l’Accord de Paris, une très large consultation de la société civile a été organisée pour l’établissement du Pacte de Marrakech  indique François Gemenne, membre du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), spécialiste à la fois de la géopolitique de l’environnement et des migrations. Les textes sont l’aboutissement d’un travail collectif, et de pas mal de propositions émises par le bas pour arriver en haut, aux Nations unies. A cette nuance majeure que le Pacte ne sera pas ratifié, mais seulement adopté par les États qui le souhaitent : il n’est qu’un guide de bonne conduite, qui ne prévoit aucune contrainte et chaque pays fera ce qu’il veut, chez lui. 

Des Marches pour les migrations, à l’image de celles pour le climat, auront-elles lieu un jour ? En attendant, des associations, des syndicats, des scientifiques et des ONG travaillent au corps les décideurs, craignant que le Pacte mondial soit au mieux un pis-aller, au pire un recul des droits des migrants. En marge de la conférence pour le Pacte, se tient un forum de l’Action globale des peuples. C’est le lieu de rassemblement de la société civile en faveur des migrants. Créé en 2008, en dehors du cadre institutionnel de l’Onu, il se reconstitue régulièrement depuis aux quatre coins du monde. ” C’est capital si on veut que notre rôle critique, de contre-pouvoir, soit efficace et mène à des propositions concrètes “, confie le Marocain Driss El Korchi, l’un des organisateurs de l’édition 2018.





Ce contenu a été publié dans Afrique, Les Mots de Paula, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire