Afrique – Ces présidents africains qui se soignent hors de leurs pays





Les dirigeants algérien et gabonais sont les exemples les plus récents d’une pratique très répandue parmi les responsables politiques africains. Elle atteste du peu de confiance que ces présidents ont en leur système de santé ! Il faut comprendre qu’un bulletin de santé d’un chef de l’Etat est une information sensible. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui refusent de la partager avec leurs concitoyens.

Certains journalistes ont été arrêtés au Gabon quand ils ont dévoilé l’AVC dont a été victime le président Ali Bongo Ondimba en Arabie Saoudite. Mais là quand on est victime d’un maladie cardiaque ou autre ailleurs que dans son propre pays il faut admettre que s’il y a une urgence, il vaut mieux se faire soigner sur place. C’est mon point de vue ! Néanmoins ces chefs d’états ne sont pas les seuls à vadrouiller ailleurs pour se faire soigner… Monsieur Paul Biya, président du Cameroun est de ceux là ! Régulièrement il part en Suisse, pour se faire faire des injections de botox ou plus (nul ne le sait) et bien d’autres choses encore !

Monsieur Bouteflika Abdelaziz, président algérien s’est fait hospitalisé également en Suisse !
Alors on se demande pourquoi tous ces présidents vont ailleurs que dans leurs pays, sachant que les médecins africains ont la plupart du temps validé leurs diplômes en France ou aux States, donc ils sont compétents, mais depuis les indépendances, la santé de nombreux dirigeants africains n’est jamais restée une affaire domestique. Certains ont même trouvé la mort dans l’avion qui les évacuait avant même d’arriver à destination. Tout comme l’ancien président togolais, le général Gnassingbé ” frappé par une crise cardiaque qui lui a été fatale lors de son évacuation vers l’Europe. S’il avait été pris en charge dans un hôpital togolais, sans doute aurait-il échappé à la mort !


Mohamed Ould Abdel Aziz,

En 2012, Mohamed Ould Abdel Aziz, président mauritanien, après avoir été blessé par balle, est opéré, puis évacué en France, on se demande bien pourquoi.
Le zambien, Levy Mwanawasa, est décédé le 19 août 2008 à l’hôpital Percy de Clamart en France, où il avait été transféré après avoir fait un AVC en Egypte durant le sommet de l’Union africaine. Comme si en Egypte il n’y avait pas d’hôpitaux….. Franchement, cette propension à confier sa santé à un autre Etat peut devenir une arme géopolitique au service du pays hôte, surtout quand celui-ci est une ancienne puissance coloniale. Le premier président gabonais, Léon Mba, est malade. Il souffre d’un cancer de la prostate et se fait soigner à Paris.

Oumar Bongo

Muhammadu Buhari

Omar Bongo, lui, ne voudra pas se faire soigner en France. C’est donc en Espagne, à Barcelone, qu’Omar Bongo sera soigné pour un cancer des intestins en phase terminale. Il y décèdera à l’âge de 73 ans en juin 2009.
Se faire soigner à l’extérieur de son pays ne relève pas que de la géopolitique. C’est une question économique surtout lorsque le pays est considéré comme un pays pauvre.
En 2017, le président nigérian Muhammadu Buhari s’était rendu deux fois à Londres, en Grande-Bretagne, pour des soins médicaux. L’un de ses séjours avait duré trois mois. Au grand dam des Nigérians, qui s’étaient interrogés sur le coût des soins de leur chef d’Etat pour le contribuable.


Yoweri Museveni

Selon les dernières statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Nigeria comptait cinq lits pour 10 000 habitants en 2004. Plus largement, en Afrique subsaharienne, toujours selon l’OMS, “on enregistre en moyenne seulement deux médecins et 15,5 lits d’hôpital pour 10 000 personnes”.
Contrairement au Nigeria, l’Ouganda compte interdire à ses ministres et députés d’aller à l’étranger pour des procédures médicales dès l’ouverture au public d’un hôpital de pointe en Ouganda. La livraison de cet établissement est annoncée pour 2020. Et le président ougandais Yoweri Museveni se rend régulièrement dans les établissements hospitaliers pour vérifier qu’ils sont fonctionnels.


Notons qu’à ce jour, en Afrique de l’Ouest, le Nigéria et le Sénégal sont les seuls pays qui disposent d’hôpital de référence.

Être en mesure de soigner ses ressortissants est une question de fierté nationale à mon sens et les séjours médicaux des chefs d’Etats africains et des plus riches s exposent leurs pays au ridicule et à la grogne de leurs population. Il est anormal qu’un pays qui dispose d’énormes ressources, ne puisse pas se doter de quelques hôpitaux qui permettent à tous d’être soignés. Autrement, on pourrait dire sans complexes que les présidents africains pratiquent le tourisme sanitaire au grand dam des populations qui doivent payer dans leurs propres établissements de santé avant même d’être soignées…..


Nelson Mandela a sa sortie d’un hôpital sud-africain 

Le responsable sud-africain peut se permettre de faire la leçon aux dirigeants africains puisqu’il se fait soigner chez lui.
Tout comme l’ancien roi du Maroc, Hassan II qui avait néanmoins un médecin français particulier.
le président Nelson Mandela s’est toujours fait soigner dans son pays.
L’Afrique du Sud est réputée pour la qualité de son infrastructure médicale : 28 lits d’hôpitaux pour 10 000 habitants en 2005 contre 75 pour la France la même année.
Et ses voisins en profitent. C’est le cas du président zambien Edgard Lungu qui s’y est fait soigner en mars 2015 après s’être évanoui à Lusaka, la capitale de son pays.
Alors à mon avis au lieu de partir se faire soigner ailleurs, ces chefs d’états devraient se montrer responsables pour faire installer les hôpitaux modernes avec suffisamment de lits pour les populations, avec la gratuité pour les plus pauvres, car les médecins dans leurs pays sont tout aussi capables de soigner efficacement si on leur en donne les moyens ! Paol
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