Afrique – Un petit peu d’histoire pour mon retour

Bonjour lectrices & lecteurs du site, me voici de retour après mille et une péripétie suite à mon déménagement, mais comme j’ai enfin internet, je vais partager avec vous ce matin un petit peu d’histoire d’événements passés sur le territoire africain.
Alors comme on apprend pas cela dans les livres d’écoles, pour l’histoire c’est par ici :

17 juin 1970 : Sahara Occidental – Le soulèvement de Zemla est une manifestation contre l’occupation du Sahara occidental par l’Espagne qui a eu lieu le 17 juin 1970.
Entre 2 et 11 personnes ont été tuées par la répression espagnole.
Cette manifestation peut être considérée comme le point de départ d’un indépendantisme sahraoui armé, la décolonisation étant déjà demandée par le Maroc depuis 1957
Les dirigeants de l’organisation secrète Harakat Tahrir (Mouvement de libération) ont appelé à une manifestation pour lire une pétition d’objectifs en réponse à l’occupation espagnole du Sahara occidental.
Le 17 juin 1970, cette pétition a été lue pacifiquement au gouverneur général espagnol de la colonie, le général José María Pérez de Lema y Tejero.

La manifestation finit par être dispersée par les ordres du gouverneur général de l’Espagne sur place. La police intervient afin d’arrêter les dirigeants du Harakat Tahrir.
Les manifestants ont réagi aux actions de la police en leur lançant des pierres. Les autorités espagnoles ont fait appel à la Légion étrangère espagnole qui a ouvert le feu sur les manifestants, tuant au moins onze personnes.
Dans les jours qui ont suivi l’incident, le fondateur de Harakat Tahrir, Mohammed Bassiri, et d’autres militants ont été traqués par les forces de sécurité espagnoles. Muhammad Bassiri a disparu en prison après avoir été arrêté en 1970.
La manifestation de Zemla a conduit à la fin du Harakat Tahrir. Des centaines de leurs partisans ont été arrêtés, tandis que d’autres manifestants ont été expulsés du Sahara espagnol.  
La répression de la manifestation de Zemla a poussé le mouvement anticolonial saharien espagnol à embrasser la lutte armée.
L’organisation militante nationaliste Front Polisario a été formée trois ans plus tard

17 juin 2019 : Mali – Massacre de Gangafani et Yoro pendant la guerre du Mali.
La guerre du Mali est un conflit armé qui a lieu au Mali depuis 2012, à la suite d’une insurrection de groupes salafistes djihadistes et indépendantistes pro-Azawad.
Elle s’inscrit dans le contexte de la guerre du Sahel et des rébellions touarègues contre l’État malien.
Le soir du 17 juin 2019, une semaine après le massacre de Sobane-Kou,  deux nouveaux villages dogons, Gangafani et Yoro, situés dans le cercle de Koro et distant d’une quinzaine de kilomètres, sont attaqués par une centaine d’hommes armés circulant à moto.

Sobane-Kou

Un témoignage est donné par un rescapé dogon, Abdoulaye Goro, agent de sécurité à Bamako, qui se rendait en camion aux funérailles de son père à Dinangourou. 
Selon son récit, son véhicule est intercepté par une quarantaine d’hommes armés, tous peuls, qui en font descendre tous les passagers.
Ces derniers sont conduits dans la brousse et rassemblés sous des arbres, où se trouvent déjà une centaine de personnes sous surveillance : “Ils ont procédé au contrôle des identités. Ils ne cherchaient que les habitants de Yoro et Gangafani. Tous ceux qui étaient de ces deux villages ont été mis à part. Ils les ont tués devant nous, avec des fusils. C’est après qu’ils nous ont libérés”.
Selon lui les assaillants reprochaient aux habitants de Gangafani et Yoro d’avoir coopéré avec les militaires maliens et burkinabés lors d’une opération ayant eu lieu quinze jours plus tôt près de Dinangourou  où de nombreux Peuls avaient été arrêtés.
Originaire d’une autre localité, Abdoulaye Goro fait partie des personnes libérées.
L’armée malienne se rend ensuite sur les lieux des tueries, mais une de ses patrouilles tombe le 18 juin dans une embuscade à Banguimalam, au sud-ouest de Gossi.
Le 18 juin, Boubacar Sidiki Samaké, procureur du pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme, évoque un bilan provisoire de 14 morts.
Une source militaire et des élus locaux font cependant part d’un bilan de 40 civils tués.
Le maire de Yoro, Issiaka Ganame, déclare pour sa part que 41 personnes ont été tuées, dont 24 à Yoro et 17 à Gangafani et provoqué la fuite de 750 personnes vers Dinangourou ou le Burkina Faso. 

Voilà mes chers(es) amis(es), c’est tout pour le moment, je vous retrouverais un peu plus tard, en attendant, je vous souhaite à toutes & tous ainsi qu’aux vôtres, un excellent vendredi remplit de joie et de sérénité.
Prenez soin de vous et de votre entourage.
Les images posées sur cet article ne sont pas ma propriété ni celles du site.
Paola

A propos Paola

Mon pseudo "Kaki Sainte Anne" Ecrivaine, mais je suis Béatrice Vasseur et je signe tous mes articles ici sous le nom de "Paola"
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