Afrique du Sud – Fondation de la ville du Cap


Bonjour à vous les internautes du monde, comme je suis de retour, aujourd’hui je vais vous parler de la fondation de la ville du Cap en Afrique du Sud.
C’est le 06 avril 1652 au commandement de cinq navires de la VOC (nommés ReijerOliphantGoede Hoop, WalvischDromedaris), que le capitaine Jan van Riebeeck atteignit la baie de la montagne de la Table près de la péninsule du Capde Bonne-Espérance, à la pointe sud-ouest de  l’Afrique. Après avoir perdu quelque 130 personnes au cours du voyage, ce n’est qu’avec 90 pionniers dont seulement huit femmes qu’il fonde Le Cap, la cité-mère de la future République d’Afrique du Sud, alors simple comptoir commercial sur la route des Indes.

À l’époque, la péninsule du Cap n’est peuplée que par quelques centaines de Khoïkhoïs  (appelés Hottentots par les Néerlandais), un peuple nomade avec qui les Néerlandais comptent commercer pour obtenir de la viande. Un fort est également érigé et des jardins aménagés tout autour, pour garantir des ressources fraiches. Les premiers temps sont néanmoins difficiles car dix-neuf Néerlandais ne passent pas le premier hiver. Jan van Riebeeck ne devait pas établir une colonie mais un établissement relai pour les navires en route vers les Indes orientales. Néanmoins, pour augmenter la production agricole de la colonie afin de nourrir la population et assurer le ravitaillement des navires, il recommande que des colons soient libérés de leurs obligations vis-à-vis de la compagnie et autorisés à s’installer comme fermiers au Cap et à commercer. C’est en février 1657, que la compagnie délivre ainsi ses premières autorisations à neuf (ex-)employés pour s’établir librement le long de la rivière Liesbeek. Ceux-ci allaient créer une classe de propriétaires hollandais fermiers libres (vrijburgher ou “francs-bourgeois”) appelés simplement burghers.

La station devient opérationnelle en 1659, avant que Van Riebeeck ne quitte Le Cap en 1662 pour repartir vers les Indes orientales. À son départ, l’embryon de colonie compte 134 salariés de la Compagnie des Indes Orientales, 35 colons libres, 15 femmes, 22 enfants et 180 esclaves importés. En 1679, la ville de Stellenbosh est fondée en hommage au nouveau commandeur du Cap, Simon Van der Stel,  artisan du développement économique de la petite colonie.
En 1685, le nombre de ces colons est de 800. Ce sont essentiellement des fermiers, des artisans ou des manutentionnaires. Leur éducation est sommaire. Ils sont rejoints en 1688 par 238 huguenots chassés des villages du Sud-Luberon en France, par la révocation de l’Édit de Nantes et installés par le commandeur Simon van der Stel dans la vallée d’Olifantshoek pour y développer la viticulture sur des terres riches en alluvions.
Ces nouveaux colons sont cultivés et vont marquer très fortement de leur empreinte la culture blanche sud-africaine. À cette époque, le domaine de la Colonie du Cap se restreint à la région qui s’étend de Muizenberg sur l’océan Indien aux montagnes de Steenberg et de Wynberg. Simon van der Stel, par ailleurs nommé gouverneur du Cap en 1691, va transformer toute la région en concédant des terres aux colons afin de développer les cultures et faire planter plus de huit mille arbres.

En 1699, Willem Adriaan van der Stel succède à son père comme gouverneur du Cap. Arrogant, imbus de sa personne, il entreprend de monopoliser les contrats commerciaux les plus avantageux. Son comportement et son amour ostentatoire de l’argent finissent par scandaliser ses administrés. Ainsi, 63 d’entre eux en réfèrent aux autorités supérieures de la Compagnie et en 1706, la première manifestation de défiance envers le gouvernement autocratique est organisée au Cap alors qu’un certain nationalisme blanc se développe. Ainsi, le jeune Hendrik Bibault refuse publiquement d’obéir aux injonctions d’un juge argüant du fait qu’il n’était plus Néerlandais mais Africain (Afrikaner). Au bout du compte, Adriaan van der Stel est révoqué et expulsé de la Compagnie.

La colonie prospère durant tout le 18ème siècle, repoussant toujours plus vers l’est et le nord ses frontières. De 1688 à 1708, la population d’origine européenne triple ainsi pour atteindre 1 723 individus auxquels s’ajoutent 1 771 esclaves. Lors de cette expansion vers l’intérieur des terres, de nombreux Khoïkhoïs sont décimés, parfois au cours d’accrochages meurtriers avec les colons nomades mais beaucoup lors d’épidémie de variole, notamment en 1713 et 1755. Si certaines tribus se maintiennent à l’écart des hommes blancs et conservent leur indépendance, la plupart cependant s’incorporent à la société coloniale et s’établissent près des villes ou sont recrutés dans les fermes comme main d’œuvre à bon marché. En 1787, le gouvernement néerlandais impose une nouvelle législation forçant les Khoïkhoïs nomades soit à se sédentariser près des fermes soit à quitter la colonie et s’établir au-delà de la frontière coloniale. Ces derniers se heurtent aux Bushmans établis entre les montagnes de Sneeuwberg et du fleuve Orange. Les Bushmen sont eux aussi victimes de l’expansion coloniale au 18ème siècle. Près de 3 000 d’entre eux sont capturés ou tués lors d’opérations de représailles menés par des commandos de paysans néerlandais.

Mais au 18 ème siècle, les conflits les plus importants concernent les relations entre les colons et la compagnie néerlandaise des Indes Orientales. Après l’affaire de la révolte des colons contre Adriaan van der Stel, la Compagnie décide de stopper l’immigration  néerlandaise dans la colonie pour limiter l’utilité du Cap à sa fonction de station de ravitaillement. À cette fin, la Compagnie entreprend également de monopoliser les débouchés commerciaux de la colonie, de fixer les prix des productions locales et d’imposer une administration de plus en plus tatillonne et procédurière.
Disposant également des pouvoirs judiciaires et législatifs, elle impose unilatéralement sa politique et son système fiscal aux colons libres. Son but avoué est de planifier l’économie locale et de décourager tout développement d’industrie ou tout esprit d’initiative individuel qu’elle ne pourrait contrôler.
Cette politique restrictive de harcèlement va cependant encourager l’esprit libertarien  chez les colons libres et les paysans néerlandais natifs de la colonie, dorénavant appelés Boers. Ces derniers cherchent alors à échapper au contrôle oppressif de la Compagnie et franchirent les frontières pour s’établir hors de sa juridiction. Ils sont appelés Trekboers ou tout simplement Trekkers. Ainsi, en 1730, ils s’installent à Mossel Bay, puis atteignent le fleuve Gamtoos en 1765,  le Cambedoo en 1770 et la rivière Great Fish en 1778.

Afin de contrôler cette émigration intérieure qu’elle désapprouve, la Compagnie fixe à chaque fois de nouvelles frontières situées au-delà des implantations boers les plus importantes. Ainsi en 1745, elle annexe Swellendam et y nomme un représentant, puis, en 1786, s’empare de Graaff-Reiner, ville de frontière située en plein désert de Karoo à plus de mille kilomètres au nord-est de la ville du Cap.
L’expansion des Trekboers  augmente les risques de conflits avec les tribus indigènes émigrant d ‘Afrique centrale vers le sud et l’ouest de l’Afrique du Sud.
Celles-ci vivent à quelque 1 500 kilomètres du Cap sur la côte atlantique et à 700 kilomètres à l’est dans l’intérieur des terres, mais plusieurs tribus commencent à se rapprocher des zones où vivent les Trekboers. En 1779  ont lieu les premières escarmouches entre Boers et tribus indigènes Xhosas pour la possession de bétail dans les zones frontalières ( c’est la première guerre Cafre). En 1780, afin d’éviter ces conflits naissants, le gouverneur néerlandais Joaquim van Plettenberg fixe la frontière-est de la Colonie du Cap à la rivière Great Fish et au fleuve Gamtoos.

Mais les Trekkers la franchissent quasi immédiatement en direction des côtes du Natal,  malgré l’opposition néerlandaise. En 1781, à la recherche de nouveaux pâturages, les Xhosas franchissent également la rivière Great Fish et pillent la région frontalière du Zuurveld. En riposte, les Boers s’organisent en commando et repoussent les Xhosas au-delà de la rivière Great Fish. Le conflit reprend encore huit années plus tard.
En 1795 les Boers des districts de frontière, harcelés par de multiples guerres locales avec des tribus venant de l’est, expulsent les représentants de la Compagnie et déclarent leur indépendance à Swellendam et Graaff Reinet.
La population d’origine européenne d’Afrique du Sud compte alors 20 000 personnes et se trouve dépassée par celle des esclaves (25 000 individus

Demain, je vous expliquerais comment ils ont pu arriver à fonder la ville du Cap.
Pour le moment je vous abandonne, je dois me reposer, en attendant, je vous souhaite à toutes & tous une agréable après-midi remplie de choses positives.
Prenez bien soin de vous. A demain
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Paola

A propos Paola

Mon pseudo "Kaki Sainte Anne" Ecrivaine, mais je suis Béatrice Vasseur et je signe tous mes articles ici sous le nom de "Paola"
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