Afrique du Sud – Fondation de la ville du Cap (suite)


Bonjour à toutes & tous, je vais donc continuer l’histoire de la fondation de la ville du Cap en Afrique du Sud.
En réalité tout commença au 17ème siècle où la colonie du Cap importe des esclaves venant de Madagascar et d’Indonésie.
En 1657, les premiers esclaves sont importés de Batavia de Ceylan et de Madagascar  pour être utilisés à la construction des infrastructures de la colonie ou être répartis entre les propriétaires terriens alors que plusieurs expéditions sont organisées pour reconnaitre l’intérieur des terres. À la fin du 17ème siècle, des esclaves sont encore importés de Guinée, de Madagascar, d’Angola et de Java pour pallier le manque de main-d’œuvre.
La colonie du Cap reçoit environ 4 300 esclaves entre 1652 et 1795.
De 1795 à 1807, le trafic s’élève à 200 ou 300 esclaves par an. On estime au total que 20 000 à 50 000 esclaves ont été importés. Ces esclaves étaient employés essentiellement dans les activités agricoles, mais aussi dans les bordels de la colonie du Cap.
Ils se révoltèrent par deux fois en 1808 et 1825.
L’esclavage est aboli dans la colonie en 1834.

Alors qu’en Europe, les Pays-Bas tombent sous l’influence de la France (traité de La Haye du 16 mai 1795) le gouvernement du Royaume de Grande-Bretagne ordonne de sécuriser les colonies néerlandaises afin d’éviter qu’elles ne tombent sous l’emprise des Français. Le général James Henry Craig est alors envoyé au Cap à la tête d’un contingent militaire. Les Néerlandais tentent un temps de résister mais leurs Khoïkhoïs désertent et rejoignent l’armée britannique. À Graaff-Reinet, les Boers tentent également de résister mais l’armée britannique met fin à leur rébellion. Ils se révoltent sporadiquement encore en 1799 et en 1801  alors qu’une troisième guerre Cafre éclate avec les Xhosas. Durant l’occupation britannique, le général Craig met fin à de nombreuses dispositions archaïques imposées par la Compagnie. Il fait notamment abolir la torture  qui était encore un moyen légal de recours de la justice pour obtenir des aveux.
En février 1803, en vertu des termes de la paix d’Amiens, la Colonie du Cap est rétrocédée à la République batave. Les Néerlandais y envoient le commissaire général Jacob Abraham de Mist et le général Jan Willem Janssens.  Mais en janvier 1806, trois mois après Trafalgar, la colonie était de nouveau occupée par les Britanniques.

La colonie du Cap s’étend alors sur 194 000 kilomètres carrés et compte un peu plus de 60 000 habitants dont quelque 25 000 Blancs, majoritairement des Boers d’origine franco-germano-néerlandaise, 15 000 Khoïsans, 25 000 esclaves et un millier d’hommes libres (anciens esclaves libérés de leur servitude). Une étude portant sur les origines de la population afrikaner en 1807, répartissait celle-ci à l’époque en néerlandais (36,8 %), états de langue allemande (35 %), français (14,6 %), non blancs (7,2 %), autres (2,6 %), indéterminés (3,5 %) et britanniques (0,3 %) .La colonie est alors administrée par une autorité de fait pendant huit années. À partir de 1807, elle est rattachée au Colonial Office, représentée localement par un gouverneur. Pas moins de six gouverneurs britanniques se succèdent à un poste assimilé à un “tombeau de réputations”. Néanmoins, c’est durant cette administration que des missions protestantes anglicanes s’installent en Afrique du Sud dont la Société missionnaire de Londres(LMS) et entreprennent de venir en aide, de protéger, de conseiller et de convertir les tribus hottentotes locales.

En 1809, ils obtiennent ainsi du gouverneur Caledon la création de contrat de travail  prévoyant un salaire régulier pour tout emploi d’individu hottentot.
En 1812, les missionnaires ayant affirmé que les colons maltraitaient leurs domestiques hottentots, une enquête minutieuse est ordonnée par le Colonial Office alors que les tribunaux ambulants reçoivent l’ordre du gouverneur Cradock de juger les plaintes déposées par les Hottentots contre leurs employeurs et que les audiences seraient publiques. Ces avancées provoquent l’irritation des Boers. Certains d’entre eux sont effectivement accusés par les Hottentots de meurtre, de traitements barbares ou de non-paiement des gages et salaires.
Aussi, sur 62 Européens accusés, 8 sont condamnés pour violences et plusieurs dizaines pour non-paiement des salaires. Un seul est envoyé au Cap où la Cour supérieure prononce la peine de mort (il est finalement gracié). Mais dans le Veld, les Boers perçurent ces arrêts de tribunaux comme la preuve d’une hostilité de l’administration britannique à leur encontre et d’une atteinte à leurs libertés bien qu’à la même époque, ils combattaient les intrusions cafres du côté de la rivière Great Fish au côté de l’armée britannique.
Lors du traité de Paris en 1814, le Royaume-Uni  (le Royaume de Grande-Bretagne étant devenu le Royaume-Uni en 1801) acquiert officiellement et définitivement la Colonie du Cap.

Ensuite vient la colonisation britannique, mais ça je vous en parlerais ce week-end, en attendant, je vous souhaite une agréable après midi à vous et aux vôtres dans la sérénité.
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Paola

A propos Paola

Mon pseudo "Kaki Sainte Anne" Ecrivaine, mais je suis Béatrice Vasseur et je signe tous mes articles ici sous le nom de "Paola"
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