Afrique du Sud – Fondation de la ville du Cap (suite)


Bonjour à toutes & tous, alors aujourd’hui nous allons continuer notre voyage dans la ville du Cap en Afrique du Sud et comprendre comment a été fondé cette ville.
Alors, en 1815, les tensions entre Boers et autorités britanniques franchissent un nouveau pas à la suite de la mort de Frederic Bezuidenhout. Ce jeune boer de l’intérieur avait refusé de se rendre à une convocation judiciaire et avait été condamné par défaut.
Un détachement de police composé de quatre Blancs et de douze Hottentots fut envoyé pour l’arrêter. Il résista et il fut tué par l’un des Hottentots armés.
Le frère de la victime cria à l’assassinat et parvint à soulever une soixantaine de fermiers, décidés à venger Frederic Bezuidenhout. Perçus comme des rebelles, ils furent à leur tour pourchassés. Acculés à la reddition, ils passèrent en jugement. Cinq d’entre eux furent condamnés à mort et le 09 mars 1816, ils furent pendus à Slachters Neck.
Quatre le seront deux fois, la corde ayant rompu sous leurs poids. Cet épisode restera longtemps l’un des motifs d’acrimonie des Boers envers les Britanniques.

Sur la frontière méridionale, les tensions persistent entre Xhosas et Boers bien que des tentatives soient faites pour apaiser les relations entre les deux communautés.
À partir de 1817, une grande foire annuelle permettant de mettre en contact marchands blancs et Xhosas est organisée à l’avant-poste de Graham’s town.
En 1819, une nouvelle guerre de frontière se conclut par l’annexion à la Colonie du Cap des territoires situés en amont de la rivière Fish jusqu’au fleuve Keiskamma  refoulant les Xhosas au nord de cette frontière.
Les premières vagues d’immigration britanniques en Afrique du Sud commencent dans les années 1817/1819. Le gouverneur Charles Somerset souhaite alors fortifier la frontière est avec les territoires xhosas. C’est dans cette optique qu’il entreprend d’intensifier la colonisation de la région frontière du Zuurveld située en amont de la rivière Sundays et en aval de la rivière Great Fish.

En 1820, avec le soutien de Lord Somerset et du parlement britannique, près de 4 000 colons anglais émigrent dans cette région au bord de l’océan Indien.
Principalement d’anciens chômeurs urbains qui se révélèrent de piètres fermiers, ils s’établirent pour la plupart comme artisans et commerçants à Port Elizabeth, alors un petit village de la baie d’Algoa et à Grahamstown, alors garnison britannique. Cette nouvelle émigration de « loyaux sujets de Sa Majesté » permet de faire contrepoids aux descendants de colons néerlandais, rétifs à la nouvelle administration. Elle permet en outre d’angliciser la colonie.
En 1822, le néerlandais perd son statut de langue officielle dans les tribunaux et les services gouvernementaux. Il recule dans les domaines scolaires et religieux.
Le processus d’anglicisation est en marche alors que le patois néerlandais, appelé aussi afrikaans est dénigré et réservé aux rustauds des frontières.

En 1828, l’anglais devient la seule langue officielle pour les affaires administratives et religieuses. Les Hottentots se voient également reconnaître l’égalité des droits avec les blancs. Dans les années 1820, le mouvement abolitionniste avait pris de l’ampleur au Royaume-Uni.  Elle aboutit en 1834 à l’émancipation de tous les esclaves de la Colonie du Cap. Pour apaiser les esprits, le gouverneur, Sir Benjamin D’Urban instaure un conseil législatif de douze membres supposé permettre aux administrés du Cap de débattre des affaires publiques. Les compensations pécuniaires pour l’émancipation des esclaves ne satisfirent pas les anciens propriétaires d’esclaves et en 1835, plusieurs milliers de fermiers Boers décidaient de rompre tout lien avec la Colonie du Cap et de s’exiler à l’intérieur des terres pour fonder une république boer indépendante. C’est le Grand Trek.
En quelques années, près de 15 000 boers quittent ainsi la Colonie du Cap pour l’inconnu. Beaucoup partent ainsi de Graaff-Reinet dans des convois menés par des chefs élus, le plus souvent charismatiques. Ceux-ci les mèneront au Natal puis plus tard vers le nord où ils fondent la république sud-africaine du Transvaal et de l’État libre d’Orange.
Vient ensuite la cafrerie britannique

Pendant ce temps, sur la frontière Est, les escarmouches étaient de plus en plus violentes. Le 11 décembre 1834, un chef de haut rang xhosa est tué lors d’un raid des commandos boers. Le frère de la victime lève alors dans la foulée une armée de 10 000 guerriers, franchit le fleuve Keiskamma, frontière orientale de la Colonie du Cap, procède à un pillage systématique des fermes et abat tous ceux qui résistent. Non seulement les fermiers blancs sont visés mais aussi les fermiers khoïkhoïs établis près de la rivière Kat. Le gouverneur Sir Benjamin d’Urban réagit rapidement et envoie dans la région un contingent militaire sous le commandement du colonel Harry Smith. Celui-ci atteint Grahamstown le 06 janvier 1835. Pendant neuf mois, de sévères combats opposent troupes britanniques et les guerriers xhosas. Ils revendiquent l’établissement d’une République khoïkhoï.
La guerre dura quelques années avec les montagnes Amatolas pour principal champ de bataille. Entre-temps, en 1852, Sir Harry Smith avait été rappelé au Royaume-Uni.
Le lieutenant-général Cathcart lui succéda. Les Xhosas furent finalement expulsés des montagnes Amatolas et en mars 1853, la frontière solidifiée. La Cafrerie britannique changea alors de statut pour devenir une colonie de la Couronne. Les chefs xhosas sont alors placés sous la tutelle des conseillers britanniques.

En 1856, une jeune fille xhosa nommée Nongqawuse annonça avoir eu la vision que la puissance des Xhosas serait restaurée, le bétail multiplié et les Blancs chassés.
Elle affirma que cette prévision ne se réaliserait que si, en préliminaire, tout le bétail était abattu, les récoltes brulées et les réserves alimentaires détruites. Membre d’une famille xhosa importante, elle fut entendue et les chefs xhosas ordonnèrent de procéder à la destruction du bétail et des récoltes. La mort du lieutenant-général Cathcart en Crimée fut interprétée comme un signe annonciateur.
À la date attendue du 11 août 1856, la prédiction ne se réalisa pas alors que 85 % du bétail avait été abattu. La faute en fut imputée aux récalcitrants et de violentes querelles achevèrent de plonger la région dans la misère et la famine. Pour survivre, plusieurs milliers de Xhosas n’eurent d’autres choix que de recourir au cannibalisme alors que d’autres fuyaient vers la Colonie du Cap pour implorer des secours. En fin de compte, cette famine meurtrière tua plus de 50 000 Xhosas en six mois ce qui signa la fin des guerres cafres sur la frontière orientale de la colonie. La population de la Cafrerie passa en deux ans de 105 000 à moins de 27 000 individus.
Les terres dépeuplées sont alors attribuées à plus de 6 000 immigrants européens d’origine allemandes dont un certain nombre étaient d’anciens membres de la légion germanique qui avait combattu au côté des Britanniques lors de la guerre de Crimée.

En 1866,  tout le territoire de la Cafrerie britannique est incorporé à la Colonie du Cap pour former les districts de King William’s Town et de East London. Le transfert est marqué par la levée de la prohibition envers les indigènes de ces districts.
Le 10 mai 1835, Smith proclame l’annexion de la région située entre les fleuves Keiskamma et Grand Kei  sous le nom de province de la Reine-Adélaïde, en hommage à l’épouse du roi Guillaume IV.  L’annexion de cette région à la Colonie du Cap est désavouée par le secrétaire d’État aux colonies.
Le 10 décembre 1835, la province est alors déclassée en district de la Reine-Adélaïde en attendant que le statut du territoire soit fixé. Finalement, le principe de restituer la région aux indigènes, défendu par le secrétaire d’état aux colonies, Lord Glenelg, est approuvé par Londres. En 1836, Sir Durban, qui était favorable à l’annexion, doit retirer ses troupes de la zone tampon et les installer près de la frontière marquée par le fleuve Keiskamma.
Le 17 septembre 1838, un traité de paix est signé entre les autorités britanniques et les représentants xhosas. Pendant ce temps, le grand trek des Boers avaient conduit le gouverneur du Cap, sous l’impulsion des missionnaires anglicans, à reconnaître un certain nombre d’États indigènes, pour les soustraire à toute convoitise des Boers.
Ainsi à la frontière nord de la Colonie du Cap, les premiers traités étaient signés avec les Gricquas en 1843/1844, pour la reconnaissance du Griqualand Ouest alors que dans le centre-est, les Basothos se plaçaient sous un régime de semi- protectorat britannique.

En mars 1846, l’attaque meurtrière par les Xhosas d’une escorte militaire khoïkhoï débouche sur une nouvelle guerre Cafre et la défaite des guerriers xhosas par le général Somerset le 07 juin 1846 à Gwangu. La guerre dure encore quelque temps jusqu’à la reddition de Sandili, le chef xhosa de la tribu des Ngqika.
Le 17 décembre 1847, le district est annexé et prend le nom de Cafrerie britannique.
Harry Smith, nouvellement nommé gouverneur, annonce qu’elle sera administrée séparément de la Colonie du Cap en tant que possession de la Couronne britannique.
Les frontières nord de la Colonie du Cap sont alors délimitées par le fleuve Orange et à l’est, par la Cafrerie Britannique.
En 1850, les Xhosas se soulèvent de nouveau après que Smith a fait destituer le récalcitrant Sandili de sa fonction de chef de la tribu Ngqika pour le remplacer temporairement par un magistrat britannique. Le 24 décembre l’escorte du Colonel George Mackinnon est attaqué par les Xhosas alors que les colons établis dans les villages frontaliers sont attaqués par surprise. La plupart sont tués et leurs fermes incendiées. Le gouverneur Harry Smith, présent dans la région, est lui-même encerclé avec son escorte à Fort Cox. Il parvient à se réfugier à King William’s Town sous le feu des guerriers xhosas, armés des carabines. Dans le même temps, plus de 900 Khoïkhoïs, jusque-là d’anciens soldats loyalistes envers les Britanniques, rejoignent les guerriers xhosas. Ils revendiquent l’établissement d’une République khoïkhoï. La guerre dura quelques années avec les montagnes Amatolas pour principal champ de bataille. Entre-temps, en 1852, Sir Harry Smith avait été rappelé au Royame-Uni. Le lieutenant-général Cathcart lui succéda. Les Xhosas furent finalement expulsés des montagnes Amatolas et en mars 1853, la frontière solidifiée. La Cafrerie britannique changea alors de statut pour devenir une colonie de la Couronne. Les chefs xhosas sont alors placés sous la tutelle des conseillers britanniques.

En 1856, une jeune fille xhosa nommée Nongqawuse annonça avoir eu la vision que la puissance des Xhosas serait restaurée, le bétail multiplié et les Blancs chassés. Elle affirma que cette prévision ne se réaliserait que si, en préliminaire, tout le bétail était abattu, les récoltes brulées et les réserves alimentaires détruites. Membre d’une famille xhosa importante, elle fut entendue et les chefs xhosas ordonnèrent de procéder à la destruction du bétail et des récoltes. La mort du lieutenant-général Cathcart en Crimée fut interprétée comme un signe annonciateur
À la date attendue du 11 août 1856, la prédiction ne se réalisa pas alors que 85 % du bétail avait été abattu. La faute en fut imputée aux récalcitrants et de violentes querelles achevèrent de plonger la région dans la misère et la famine. Pour survivre, plusieurs milliers de Xhosas n’eurent d’autres choix que de recourir au cannibalisme alors que d’autres fuyaient vers la Colonie du Cap pour implorer des secours. En fin de compte, cette famine meurtrière tua plus de 50 000 Xhosas en six mois ce qui signa la fin des guerres cafres sur la frontière orientale de la colonie. La population de la Cafrerie passa en deux ans de 105 000 à moins de 27 000 individus.
Les terres dépeuplées sont alors attribuées à plus de 6 000 immigrants européens d’origine allemandes, dont un certain nombre étaient d’anciens membres de la légion germanique qui avait combattu au côté des Britanniques lors de la guerre de Crimée.
En 1866, tout le territoire de la Cafrerie britannique est incorporé à la Colonie du Cap pour former les districts de King William’s Town et de East London.  Le transfert est marqué par la levée de la prohibition envers les indigènes de ces districts. (Source Wikipédia)

Voilà mes chers(es) lectrices & lecteurs, ce sera tout pour aujourd’hui, il y aura une suite demain et sans doute lundi prochain.
En attendant je vous laisse profiter des vôtres et de cette journée. Je vous souhaite à toutes & tous, un agréable week-end de Pâques remplit de joie et d’amour.
Prenez bien soin de vous et des personnes que vous aimez.
Les images posées sur cet article ne sont pas ma propriété, ni celles du site.
Paola

A propos Paola

Mon pseudo "Kaki Sainte Anne" Ecrivaine, mais je suis Béatrice Vasseur et je signe tous mes articles ici sous le nom de "Paola"
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